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L'heure dans les Balkans

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12 décembre 2016

Screbrenica : la justice serbe décide enfin de préparer un procés pour ses criminels de guerre.


En 1995, dernière année du conflit en Bosnie-Herzégovine, a lieu un véritable massacre dans la petite ville de Screbrenica.
"Nedjo le boucher" et sept anciens policiers comparaissent libres, le lundi 12 décembre 2016... devant un tribunal à Belgrade, en Serbie.

Mais, à peine commencé, ce procès est déjà reporté au mois de février 2017.

Les 8 accusés vont devoir passer en jugement parce qu'en une seule journée, ils ont participé à plusieurs centaines d'éxécutions sommaires de Musulmans bosniaque (Musulman est une nationalité, pas une religon dans ce pays). Capturés dans une forêts, les victimes ont été  tués dans un entrepôt  de Kravica, près de Screbrenica. Ils faisaient partie d'une unité dite d'élite Jahorina, du nom d'une station de ski qui surplombe la ville de Sarajevo (capitale de la Bosnie-Herzégovine). Une dizaine de cette unité ont déjà été jugés en Bosnie-Herzégovine.

Ils encourent vingt ans de prison, pour "crime de guerre contre la population civile." Ils n'ont été arrêtés qu'en 2015.

Mladic et Karadzic, les principaux responsables du génocide à Screbrenica

Petit rappel historique :
Le massacre de Srebrenica désigne l'assassinat de plus de 8 000 hommes et adolescents bosniaques (bosniens musulmans, qui formaient un groupe national dans la Yougoslavie titiste), dans la région de Srebrenica en Bosnie-Herzégovine au mois de juillet 1995 durant la guerre de Bosnie-Herzégovine. Les tueries ont été perpétrées par des unités de l'Armée de la République serbe de Bosnie (VRS) sous le commandement du général Ratko Mladić, appuyées par une unité paramilitaire de Serbie, les Scorpions1,2,3, dans une ville déclarée « zone de sécurité » par l'Organisation des Nations unies (ONU). Cette dernière y maintenait une force d'environ 400 Casques bleus néerlandais, présents dans la région de Srebrenica au moment du massacre.
Screbrenica

BOSNIE-HERZEGOVINE
Octobre 2016

Pour la commémoration de ses 25 ans d’existence, l’Assemblée nationale de la Republika Srpska (RS) a remis une récompense honorifique à des criminels de guerre condamnés par la justice, dont l’ancien président Radovan Karadžić, qui purge une peine de 40 ans de prison aux Pays-Bas. Le Comité Helsinki de Banja Luka a condamné cette initiative.

24 mars 2016
L'ancien chef politique des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic a été condamné, ce  jeudi 24 mars 2016, par le TPY, tribunal international à 40 ans de détention pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis pendant la guerre de Bosnie, un verdict historique.

Karadzic

«Radovan Karadzic, la cour vous condamne à 40 années de détention», a affirmé le juge du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), O-Gon Kwon, affirmant que l'accusé était le «fer de lance des structures militaires, politiques et gouvernementales» des Serbes de Bosnie.

Déclaration officielle du TPIY :

Le Tribunal déclare Radovan Karadžić coupable de crimes commis en Bosnie Herzégovine


Résumé du jugement (en anglais) - Version française disponible aujourd'hui sur le site du TPIY
Informations clés et chronologie
Liste des audiences
La Chambre de première instance III du Tribunal pénal international pour l’ex‑Yougoslavie (le « TPIY ») a aujourd’hui déclaré Radovan Karadžić, ancien Président de la Republika Srpska et commandant suprême de ses forces armées, coupable de génocide, de crimes contre l’humanité et de violations des lois ou coutumes de la guerre, pour les crimes commis par les forces serbes durant le conflit armé en Bosnie‑Herzégovine (la « BiH »), de 1992 à 1995. Il a été condamné à une peine de 40 ans d’emprisonnement.

Radovan Karadžić a été déclaré coupable de génocide, pour les crimes commis dans la région de Srebrenica en 1995, de persécutions, d’extermination, d’assassinat, de meurtre, d’expulsion, d’actes inhumains (transfert forcé), de terrorisation, d’attaques illégales contre des civils et de prise d’otages. Il a été acquitté du chef de génocide pour les crimes commis dans d’autres municipalités de BiH en 1992.

La Chambre a conclu que Radovan Karadžić avait commis ces crimes du fait de sa participation à quatre entreprises criminelles communes.

L’entreprise criminelle commune principale, qui a existé d’octobre 1991 à novembre 1995, comprenait un projet commun visant à chasser à jamais les Musulmans et les Croates de Bosnie du territoire revendiqué par les Serbes de Bosnie, par la perpétration de crimes dans des municipalités de Bosnie‑Herzégovine (les « Municipalités »).

La Chambre a conclu qu’un grand nombre de Musulmans et de Croates de Bosnie vivant dans les Municipalités avaient été déplacés par la force de leurs foyers par les forces serbes. D’autres victimes ont été arrêtées, détenues dans des centres de détention, souvent dans des conditions de vie inhumaines où elles ont été torturées, battues, violées et soumises à d’autres actes de violence sexuelle, puis transportées hors des Municipalités. Les forces serbes ont également tué de nombreux Musulmans et Croates de Bosnie pendant et après la prise de contrôle des Municipalités lors d’exécutions en masse ou après les attaques des villages non serbes.

Radovan Karadžić a contribué de manière importante à l’entreprise criminelle commune principale. Il jouait un rôle de premier plan dans le développement de l’idéologie et de la politique qui a abouti, par la commission de crimes, à la création d’un État des Serbes de Bosnie le plus ethniquement homogène possible. À la tête des structures politique, militaire et gouvernementale, il pouvait utiliser son pouvoir et son influence pour réaliser l’objectif de l’entreprise criminelle commune principale.

La Chambre a conclu, s’agissant des Municipalités, que Radovan Karadžić était coupable de persécutions, d’extermination, d’expulsion, de transfert forcé, de meurtre et d’assassinat. La Chambre n’a toutefois pas été en mesure d’identifier ou de déduire une intention génocidaire et ne disposait donc pas d’éléments de preuve suffisants pour conclure au-delà de tout doute raisonnable que le génocide avait été commis dans les Municipalités.

Les juges ont également conclu que, entre avril 1992 et novembre 1995, Radovan Karadžić avait participé à une entreprise criminelle commune visant à concevoir et mettre en œuvre une campagne de tirs isolés et de bombardements contre la population civile de Sarajevo dans le principal objectif de répandre la terreur parmi les civils (l’« entreprise criminelle commune relative à Sarajevo »).

Durant cette période, l’armée de la Republika Srpska (la « VRS ») a délibérément pris pour cible, par des tirs isolés et des bombardements, les civils de Sarajevo, et ce, presque quotidiennement tout au long du conflit. « Les civils de Sarajevo étaient pris pour cible lorsqu’ils allaient chercher de l’eau, marchaient dans la rue ou utilisaient les transports publics. Les enfants étaient visés lorsqu’ils jouaient devant chez eux, marchaient avec leurs parents ou rentraient à pied de l’école », a déclaré le Juge Kwon, Président de la Chambre.

La Chambre a conclu que Radovan Karadžić avait contribué de manière importante à l’entreprise criminelle commune relative à Sarajevo, à la fois en tant qu’autorité politique la plus élevée de la RS et que commandant suprême de la VRS. Ayant exercé un contrôle sur la VRS tout au long du conflit, il est directement intervenu dans les questions militaires concernant Sarajevo et a donné de nombreux ordres, tant sur le plan stratégique qu’opérationnel. Radovan Karadžić s’est servi de la campagne de tirs isolés et de bombardements qui répandait la terreur parmi la population civile de Sarajevo pour faire pression sur les dirigeants des Musulmans de Bosnie et la communauté internationale en vue d’atteindre ses objectifs politiques.

Les juges ont conclu que Radovan Karadžić était coupable d’attaques illégales contre les civils, de meurtre et de terrorisation.

La Chambre a également établi qu’il existait une entreprise criminelle commune dont l’objectif commun visait à prendre en otage du personnel de l’ONU en vue de contraindre l’OTAN à renoncer aux frappes aériennes contre des objectifs militaires serbes de Bosnie (l’« entreprise criminelle commune relative aux otages »).

À cette fin, entre le 26 mai environ et le 19 juin 1995, des membres du personnel de l’ONU ont été détenus par les forces serbes de Bosnie et emmenés en divers endroits de BiH. Certains ont été menottés devant des lieux présentant un intérêt militaire. Radovan Karadžić avait non seulement l’intention de détenir des membres de l’ONU mais aussi de faire en sorte que des menaces soient proférées à leur égard pendant leur détention afin d’atteindre l’objectif visant à faire cesser les frappes aériennes de l’OTAN.

Les juges ont conclu que Radovan Karadžić avait apporté une contribution importante à la réalisation de l’objectif commun de l’entreprise criminelle commune relative aux otages et qu’il était donc coupable de prise d’otages.

Par ailleurs, la Chambre a conclu que, en 1995, Radovan Karadžić avait participé à une entreprise criminelle commune visant à chasser à jamais les Musulmans de Bosnie de Srebrenica (l’« entreprise criminelle commune relative à Srebrenica »).

À la suite de la prise de contrôle de Srebrenica par la VRS en juillet 1995, ordonnée par Radovan Karadžić, environ 30 000 Musulmans de Bosnie — des femmes, des enfants et des hommes âgés — ont été déplacés de force de l’enclave vers le territoire sous contrôle musulman. La Chambre a conclu que Radovan Karadžić avait l’intention de chasser à jamais la population musulmane de Bosnie de Srebrenica.

Après la prise de contrôle de la ville, les forces serbes de Bosnie ont détenu les hommes et garçons musulmans de Bosnie dans un certain nombre d’endroits dans la région. À partir du 13 juillet 1995 et les jours suivants, les hommes détenus ont été emmenés non loin pour être exécutés.

« En sa qualité de Président de la Republika Srpska et de commandant suprême de la VRS, l’Accusé était la seule personne en Republika Srpska qui avait le pouvoir d’intervenir pour empêcher le meurtre des hommes musulmans de Bosnie », a déclaré le Juge Kwon. Radovan Karadžić a lui-même ordonné que les hommes musulmans de Bosnie détenus à ce moment-là à Bratunac soient transférés ailleurs pour être tués. La Chambre a conclu que Radovan Karadžić partageait avec Ratko Mladić et d’autres l’intention de tuer chaque homme musulman de Srebrenica valide, ce qui est assimilable à l’intention de détruire les Musulmans de Bosnie de Srebrenica comme tels.

La Chambre a conclu que Radovan Karadžić était coupable de génocide pour les crimes commis à Srebrenica, sur la base de sa participation et de sa contribution à l’entreprise criminelle commune.

Les parties ont le droit de faire appel du jugement.

Radovan Karadžić a droit à ce que le temps passé en détention soit déduit de la durée totale de la peine. Il est en détention préventive depuis le 21 juillet 2008.

La Chambre de première instance était composée des Juges O-Gon Kwon, Président de la Chambre, Howard Morrison, Melville Baird et Flavia Lattanzi, juge de réserve.

Le procès s’est ouvert le 26 octobre 2009 et a duré au total 498 jours, pendant lesquels 11 500 pièces à conviction ont été admises au dossier. La Chambre de première instance a entendu au total 586 témoins, dont 337 ont été appelés par l’Accusation, 248 par la Défense et un par la Chambre.

Depuis sa création, le Tribunal a mis en accusation 161 personnes pour des violations graves du droit humanitaire commises sur le territoire de l’ex-Yougoslavie entre 1991 et 2001. Les procédures à l’encontre de 149 d’entre elles sont closes. Des procédures sont en cours concernant 12 personnes.

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Le Mouvement de la Paix (France) se réjouit d'une telle décision.

Mladic : Jugement prévu en novembre 2017

Fin de la présentation des moyens à charge le 26 février 2014. Début de la présentation des moyens à décharge le 19 mai 2014.

Rapport d'accusation - mise à jour 2015

Mladic

11 juillet 2015

Pour commemorer les 20 ans du tragique massacre de masse de Srebrenica en juillet 1995, pour rendre hommage aux victimes et pour lancer le slogan “Srebrenica – ne pas oublier, ne pas répéter“ partout nous appelons à l’expression publique, à l’organisation de manifestations, de rassemblements et d’actes symboliques.

L’un de ces évènements commémoratifs sera organisé en Croatie par la minorité nationale bosniaque. Le 11.juillet à 11 heures dans toutes les grandes villes en Croatie les gens sont applés à sortir dans le centre-ville en portant des T-shirts avec le slogan sur Srebrenica et le nombre de victimes connues à ce jour (8237).

Cet evenement est très important pour la minorite bosniaque en Croatie, pour leur reconnaissance et la réconciliation des citoyens, mais aussi pour l’intégration des minorités en Croatie. La population de la Bosnie attend la solidarité du monde entier.

Les organisateurs des commémorations en Bosnie, en Serbie et en Croatie attendent la solidarité des groupes pacifistes et des citoyens europeéens.

C’est pourquoi le Mouvement de la paix et l’ONG Vještine/Skills/ appellent à participer à cette initiative en etant présents le 11 juillet dans les centres-villes avec des T-shirts portant l’inscription “Srebrenica – ne pas oublier, ne pas répéter, en envoyant des informations et communiqués aux médias et reseaux sociaux et en poursuivant cette sensibilisation durant les 12 prochains mois .

Solidarite, amitie, paix !

 

Signataires: ‘ONG Vještine/Skills/Mouvement de la Paix

 

Les manifestation sur Srebrenica en Croatie sont organisées par des associations bosniaque et des jeunes Bosniaque en Croatie (la ville Rijeka)-, les organisation de paix en Croatie – ONG VJEŠTINE/SKILLS engl. (Savoiirs fr.) a Rijeka. Secretaire du projet: Shura Dumanic, president de l’ONG Vještine/Skills/.

11 mai 2015 – Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, s'est déclaré lundi gravement préoccupé par la flambée de violence survenue durant le weekend dans l'ex-République yougoslave de Macédoine, qui a fait de nombreux morts et blessés.

Selon la presse, Kumanovo, la deuxième ville du pays, a été le théâtre ce weekend de violents affrontements entre un groupe armé, qui serait composé d'Albanais, et les forces de l'ordre. Le bilan s'élèverait à 22 morts, dont 8 policiers, et 37 blessés. En réaction à ces évènements, l'Union européenne a déclaré dimanche vouloir éviter toute escalade de la violence.

Dans une déclaration rendue publique par son porte-parole, M. Ban a condamné les violences dans la ville de Kumanovo, au nord de l'ex-République yougoslave de Macédoine, et a présenté ses condoléances aux familles des personnes tuées et blessées.

Le Secrétaire général a par ailleurs soutenu les appels lancés par l'Union européenne et d'autres membres de la communauté internationale exhortant les autorités de l'Etat et les dirigeants politiques et communautaires à « coopérer pour rétablir le calme et procéder à un enquête approfondie objective et transparente sur les événements ».

M. Ban a également appelé toutes les parties prenantes à faire preuve de retenue et à se garder de tout discours ou action susceptible d'exacerber les tensions existantes.

Le Secrétaire général a encouragé les autorités du pays à répondre aux préoccupations exprimées par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme le 17 mars dernier, en réaffirmant « leur attachement fondamental aux droits de l'homme et à l'état de droit par l'instauration d'un environnement dans lequel des vues opposées peuvent être exprimées librement ».

Une video relative à ces incidents sur Youtube

9 février 2015 – L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Union européenne ont intensifié leurs efforts pour aider les pays européens, notamment ceux des Balkans, à se préparer à affronter d'éventuels foyers de fièvre aphteuse, une maladie mortelle qui frappe les bovins, les moutons, les chèvres et d'autres animaux.

La Commission européenne de lutte contre la fièvre aphteuse (EuFMD), dont le secrétariat se trouve au siège de la FAO à Rome, gère un vaste programme visant à renforcer la capacité des services vétérinaires en Europe, car même si un foyer de fièvre aphteuse venait à se produire dans un seul pays, il pourrait avoir de lourdes conséquences économiques pour l'Europe tout entière.

Bien qu'elle ne représente pas une menace pour la santé humaine, la maladie provoque d'importantes pertes de production et constitue une contrainte majeure pour le commerce international. Elle peut également avoir un impact sur les activités rurales telles que le tourisme. En 2001, une épidémie de fièvre aphteuse au Royaume-Uni a coûté au pays 16 milliards de dollars et entraîné l'abattage de 10 millions de moutons et de bovins pour stopper la propagation du virus.

Au cours des dernières années, la EuFMD a formé environ 500 vétérinaires européens en matière d'intervention immédiate et mise en place des sessions de formation de vétérinaires urgentistes capables d'intervenir dans les situations de crise. Elle a également constitué un réseau permettant à ses Etats membres de lancer des plans d'intervention d'urgence et de disposer d'une banque de connaissances pour partager leurs expériences et améliorer les exercices de simulation.

La fièvre aphteuse est une maladie virale fortement contagieuse des animaux à sabots fendus (ongulés), comme les bovins, les buffles, les porcs, les moutons, les chèvres et les cervidés. Alors que les Etats membres de l'UE en sont exempts, le virus circule actuellement dans certaines parties du voisinage européen et dans une centaine de pays en Afrique, au Moyen-Orient, dans de grandes parties de l'Eurasie et certaines régions d'Amérique du Sud.

Presque tous les ans, plus de 40 pays déclarent des épizooties de fièvre aphteuse et quelques transferts spectaculaires de souches de virus se sont récemment produits entre des continents, affectant le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.

La Commission européenne de lutte contre la fièvre aphteuse accorde une attention particulière à la région des Balkans – qui comprend à la fois des pays membres et des pays non membres de l'UE – et qui est située géographiquement à la lisière de pays infectés plus au sud et à l'est.

La Commission aide les pays à élaborer et à tester des plans d'urgence pour répondre rapidement aux foyers de maladie avant que le virus ne se propage à des troupeaux voisins ou plus loin lors du transport du bétail vers les marchés. Dans tout effort visant à arrêter la propagation de la maladie, la coopération entre pays voisins est cruciale.

De tels plans d'urgence ont été récemment testés en Bulgarie, Serbie et dans l'ex-République yougoslave de Macédoine où les services vétérinaires gouvernementaux ont pris part à la simulation assistée par ordinateur d'une apparition simultanée de foyers de fièvre aphteuse dans ces trois pays. D'autres pays de la région des Balkans et la Grèce ont pris part en qualité d'observateurs.

« L'exercice de simulation dans les Balkans était important pour les pays concernés, car il constituait un premier test de leur état de préparation depuis la dernière crise majeure survenue dans la région en 2011. A l'époque, la Bulgarie a dû lutter contre l'épizootie qui s'était déclarée à la fois chez les animaux sauvages et les animaux domestiques », a déclaré Keith Sumption, Secrétaire exécutif de la Commission a fait remarquer l'expert de la FAO. Un deuxième exercice de simulation multi-pays est prévu dans les Balkans en juillet 2015. Il intégrera les enseignements tirés du récent exercice et inclura des interventions sur le terrain.

JAN HENNOP
Agence France-Presse
LA HAYE


L'ancien chef politique des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, était «l'élément moteur» des nettoyages ethniques en Bosnie, notamment certaines des pires atrocités commises en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, a affirmé lundi l'accusation.

Publié le 29 septembre 2014 à 07h05

«Après des centaines d'auditions de témoins, 50 000 pages de comptes rendus d'audiences, plus de 2000 pièces à conviction, la politique du nettoyage ethnique est clairement définie et Radovan Karadzic en était l'élément moteur», a affirmé devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) Alan Tieger, du bureau du procureur.

Lors du début de son réquisitoire à la fin d'un procès-fleuve long de plus de cinq ans, il a ajouté : «Radovan Karadzic est responsable de chacune des tragédies» qui ont eu lieu pendant la guerre de Bosnie (1992-1995).

Vêtu d'un costume noir, d'une chemise mauve et d'une cravate à ligne, Radovan Karadzic a écouté M. Tieger de manière attentive, ses lunettes perchées sur le bout de son nez.

L'ex-chef politique des Serbes de Bosnie, 69 ans, doit répondre de 11 chefs de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide commis lors de la guerre de Bosnie, notamment le massacre de Srebrenica.

La guerre de Bosnie a fait quelque 100 000 morts et quelque 2,2 millions de déplacés.

L'accusé, qui assure lui-même sa défense, plaide non coupable. Un jugement est attendu pour octobre 2015.

Dès vendredi, l'accusation avait indiqué, dans un réquisitoire écrit de près de 800 pages, annexes comprises, demander la prison à vie contre M. Karadzic.

Celui-ci aura la parole mercredi et jeudi. Le 7 octobre, les deux parties auront l'occasion de s'exprimer une dernière fois avant que les juges ne délibèrent.

Massacre de Srebrenica

M. Karadzic, avec le général Ratko Mladic et le défunt président yougoslave Slobodan Milosevic, a entrepris le nettoyage ethnique de larges territoires de la Bosnie après le démantèlement de la Yougoslavie en 1991, selon l'accusation.

Radovan Karadzic doit notamment répondre du massacre de près de 8000 hommes et garçons musulmans par les forces serbes de Bosnie à Srebrenica en juillet 1995, le pire massacre commis en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.

Les mères de Srebrenica, une association représentant les familles des victimes de ce massacre, étaient présentes dans la galerie du public lors de ces audiences clés.

«Nous nous attendons à ce que le criminel Karadzic soit condamné à la prison à perpétuité, qu'il soit jugé coupable non seulement du génocide de Srebrenica mais aussi des génocides dans les autres villes de Bosnie», a déclaré à l'AFP Munira Subasic, la porte-parole de l'association.

M. Karadzic est également poursuivi pour le siège de 44 mois de Sarajevo, lors duquel 10 000 personnes ont été tuées. «La peur imprégnait la vie de tous les jours - des actes aussi dérisoires que traverser la rue ou aller chercher de l'eau impliquaient un risque de mort», affirme l'accusation.

Un mythe

Le conseiller juridique de Radovan Karadzic, Peter Robinson, assure à l'AFP que les audiences sont une «étape importante» : «il a une dernière chance de convaincre les juges et le public». La plaidoirie écrite de la défense doit être publiée lundi.

Radovan Karadzic avait été interpellé en juillet 2008 dans un bus à Belgrade après plus de dix ans de cavale. Ce médecin de formation se faisait passer pour un thérapeute.

Il avait boycotté l'ouverture de son procès, l'année suivante, arguant qu'il n'avait pas eu assez de temps et de ressources pour se préparer.

Quand son procès s'est finalement ouvert, en mars 2010, il a assuré que les atrocités dont les Serbes de Bosnie étaient accusés avaient été «mises en scène» par les musulmans et que le massacre de Srebrenica était un «mythe».

Il avait plus tard soutenu qu'il devrait être «récompensé» pour avoir fait, selon lui, tout ce qui était en son pouvoir pour éviter la guerre.


Quinzième anniversaire de l’agression de l’OTAN

contre la République fédérale de Yougoslavie

 Un point de vue de Frédéric Delorca


Il y a quinze ans, le 23 mars 1999, l’Organisation du traité de l’Atlantique nord, en violation de la charte des Nations Unis (puisque aucune résolution du conseil de sécurité ne l’y autorisait) lançait une campagne de bombardements sur la République fédérale de Yougoslavie, campagne qui, selon le ministre Hubert Védrine à l’époque, ne devait durer que quelques jours, et qui en fait dura plus de deux mois.

 
Officiellement il s’agissait de protéger les albanophones du Kosovo de la répression militaire de l’armée yougoslave. Toute une imagerie souvent fantasmagorique à base de charniers et de « génocides » fut mobilisée, héritée de la guerre civile de Bosnie, notamment un pseudo-massacre de civils en janvier 1999 à Racak (qui en fait ne fut qu’un affrontement entre l’armée régulière yougoslave et le groupe maoïste Armée de libération du Kosovo – UCK – mais nos médias « omirent » à l’époque de présenter la vérité factuelle). Slobodan Milosevic, qui avait été un temps l’ami de l’Amérique (comme Saddam Hussein en son temps), était devenu aux yeux de la presse le nouvel Hitler (au mépris d’ailleurs de la glorieuse image de résistance antinazie que le peuple serbe avait bravement méritée lors de la précédente guerre mondiale).

 
Lors des négociations de Rambouillet qui avaient précédé le bombardement – à la demande expresse de l’administration Clinton – la délégation yougoslave avait proposé d’accorder l’autonomie au Kosovo, et le maintien d’une mission de l’OSCE (déjà sur place) pour garantir la paix. Mais cela n’avait pas suffi, et Madeleine Albright, qui voulait à tout prix la guerre, avait imposé une « annexe B » humiliante pour la Yougoslavie qui octroyait un droit de passage et de séjour des troupes de l’OTAN sur l’ensemble de son territoire. Après le retrait de la délégation yougoslave, le prétexte était trouvé pour lancer le bombardement.

 
Comme la mode de l’époque était au « zéro morts », nos bombardiers tirèrent de haut. Et manquèrent souvent leurs cibles. On évoqua le chiffre de 2 000 civils serbes tués en deux mois, sans compter les dommages aux infrastructures économiques : car s’il s’agissait officiellement de viser les casernes, bien peu de chars d’assaut furent au total détruits (13 seulement selon le Times du 26 juin 1999). En revanche les ponts, les usines, les réseaux d’adduction d’eau furent largement détruits. Face à une armée yougoslave entraînée depuis l’époque de Tito à se dissimuler sous terre, l’état de major de l’OTAN devait afficher toujours plus de cibles pour justifier son action. Toute infrastructure civile dont un régiment pourrait profiter fit donc l’affaire. Nous avons ainsi offert à la population des grandes villes serbes, déjà très appauvrie par l’embargo, des semaines de cauchemar sans approvisionnement d’essence, souvent sans électricité, sans eau, qui éprouva durement les plus faibles et notamment les hôpitaux.

 
Le bilan de 2 000 morts, n’inclut pas les effets indirects de notre action : la pollution provoquée par le bombardement du complexe chimique de Pancevo (car bombarder des stocks d’acide et d’ammoniaque en ce temps ne posa aucun état d’âme, même aux ministres écologistes des gouvernements français et allemand) ou encore par les particules radioactives des fuselages des missile Tomahawk désormais disséminées dans le sol yougoslave. Aujourd’hui on meurt beaucoup du cancer en Serbie, mais qui en parle ? Il faut y ajouter aussi les morts albanais, car, loin d’apaiser les tensions entre les militaires serbes et la guérilla de l’UCK au Kosovo, nos bombes ne firent qu’attiser les haines, et encourager encore plus les exactions. Au passif de cette intervention militaire, n’omettons pas non plus de mentionner les centaines de Serbes, de Roms, et de ressortissants d’autres minorités massacrés ou chassés au Kosovo par les sbires de l’UCK en juin 1999 quand Milosevic accepta finalement de retirer ses troupes.

 
Le bilan fut particulièrement désastreux aussi pour l’équilibre international. Pour la première fois l’OTAN avait excédé ses statuts en devenant non plus un organe militaire de protection de ses membres, mais un outil d’attaque en direction de la Russie et de tout ce qui résisterait aux visées hégémoniques des Etats-Unis (qui d’ailleurs installèrent au Kosovo, Camp Bondsteel leur plus grande base militaire de l’après-guerre). Le droit des Nations-Unies avait été foulé au pied, ouvrant la voie à une sorte de loi de la jungle dont George W. Bush allait faire son credo après le 11 septembre 2001. Et la logique de la force allait dominer les relations internationales pour un nouvelle décennie, ni Moscou (humiliée par le droit d’ingérence que les Occidentaux s’octroyaient en Serbie) ni Pékin (dont l’ambassade à Belgrade avait été bombardée) ne pouvant plus prendre au sérieux le mot d’ordre d’une globalisation pacifique dans un « village-monde fraternel » auquel certains esprits rêveurs avaient pu un instant croire avec la chute de l’URSS.

 
L’assassin oubliant facilement son crime, le quinzième anniversaire de l’attaque de la Serbie par les forces de l’OTAN n’a guère été commémoré en France. Ne participons pas à cette amnésie collective.

 
Frédéric Delorca

 
Auteur de L'ingérence de l'OTAN en Serbie - Aux origines du renouveau de l'anti-impérialisme en France. Editions du Cygne décembre 2013



7 février 2014

La Bosnie-Herzégovine est secouée depuis trois jours par de violentes manifestations contre le chômage et la politique du gouvernement. À Sarajevo, les contestataires ont mis le feu au siège de la présidence. Au moins 150 personnes ont été blessées.

Les Bosniens font éclater leur colère. Par milliers, ils manifestent depuis trois jours contre la misère en Bosnie-Herzégovine. Des rassemblements souvent marqués par des violences. Vendredi 7 février, des affrontements ont eu lieu entre manifestants et force de l'ordre dans plusieurs villes du pays.

Les échauffourées avec la police ont fait près de 150 blessés, dont 80 à Sarajevo et 50 à Zenica, pour la plupart soignés pour des contusions. Il y a eu plus d'une dizaine de blessés à Tuzla, dont deux, un manifestant et un policier sérieusement atteints, ont été hospitalisés.

À Tuzla, ancien cœur industriel dans le nord du pays, où quelque 6 000 manifestants ont battu le pavé, des vitres ont en outre été brisées et des bureaux du gouvernement local incendiés. «Trente manifestants et 104 policiers ont été admis tout au long de la journée au centre des urgences de Tuzla (nord-est). Ils présentaient des blessures causées par des objets durs et aussi à cause de l’irritation des yeux par des gaz lacrymogènes», a déclaré à l’AFP Adis Nisic, porte-parole de cet établissement.

Un précédent bilan faisait état de 32 blessés.

Quelque 7.000 personnes, selon les médias locaux, 2.000 selon la police, ont protesté pour le deuxième jour consécutif à Tuzla. Ils ont forcé un cordon de police antiémeute qui empêchait l’accès au siège de l’administration régionale.

Les manifestants ont lancé des pierres et des torches enflammées contre des policiers et l’immeuble, brisant toutes les fenêtres, selon les images diffusées par plusieurs chaînes locales de télévision.

«J’ai 28 ans et je suis au chômage depuis dix ans. Je ne peux pas nourrir mon fils!», s’est exclamé un manifestant. «Nous n’avons rien à manger. Et vous?» pouvait-t-on lire sur une des pancartes portées par des manifestants.


16 mai 2012

L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie Ratko Mladic comparaît à partir de ce mercredi devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY). 17 ans après le massacre de près de 8000 musulmans à Srebrenica, l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie Ratko Mladic comparaît à partir de ce mercredi devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY).

Ratko Mladic, 70 ans, est accusé des mêmes génocides, crimes contre l'humanité et crimes de guerre que son alter ego politique Radovan Karadzic, 66 ans, jugé à La Haye depuis octobre 2009. La guerre de Bosnie (1992-1995) avait fait 100.000 morts et 2,2 millions de déplacés. Les deux hommes sont considérés par l'accusation comme les principaux acteurs d'une "entreprise criminelle commune" destinée à "chasser à jamais" les musulmans et les Croates de Bosnie du territoire revendiqué par les Serbes en Bosnie-Herzégovine, au moyen d'une campagne de persécution.

Onze chefs d'accusation

Chef d'état-major principal de l'armée de la République serbe de Bosnie-Herzégovine (VRS) de 1992 à 1996, dont il était le plus haut officier, Ratko Mladic avait été arrêté le 26 mai 2011 à Lazarevo, à 80 km au nord-est de Belgrade, où il vivait modestement chez un cousin, après une cavale de 13 ans. Entré dans la clandestinité après la chute en 2000 du président yougoslave Slobodan Milosevic, Ratko Mladic s'était rendu sans résister après avoir réussi durant toutes ces années à échapper à la justice internationale.

Lors de sa première comparution devant le TPIY le 3 juin 2011, les juges avaient découvert un homme usé et amaigri, profondément différent du général qui paradait en 1995 dans l'enclave de Srebrenica en Bosnie. Près de 8000 hommes et garçons musulmans y avaient été exécutés en juillet 1995 par les forces serbes de Bosnie lors d'un massacre qualifié de génocide.


Ratko Mladic est également accusé d'un génocide commis pendant et après la prise de contrôle de municipalités en Bosnie ainsi que de neuf chefs de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre. Il doit répondre du siège de Sarajevo  au cours duquel 10.000 civils avaient été tués et de la prise en otage de 200 soldats et observateurs de l'ONU en 1995.  

Le procès pourrait durer trois ans

Ratko Mladic a peu parlé lors de la dizaine d'audiences de préparation de son procès, si ce n'est pour se plaindre de sa santé. "Il évident qu'il est malade et je ne suis pas sûr qu'il puisse suivre cinq audiences par semaine", souligne l'avocat. Les audiences n'auront lieu que le matin. L'ancien militaire, qui a subi trois attaques cérébrales en 1996, 2008 et février 2011, est à demi paralysé, du côté droit de son corps. "Il va certes mieux que quand il est arrivé au tribunal mais n'a pas complètement récupéré", affirme Branko Lukic. Ratko Mladic ne devrait pas s'exprimer à l'audience de mercredi, selon son avocat.  

Le procès va démarrer avec la déclaration liminaire de l'accusation mercredi et jeudi et reprendra le 29 mai avec le premier témoin cité par le bureau du procureur, selon lequel le procès pourrait durer trois ans. La défense de Ratko Mladic avait demandé vendredi la récusation du magistrat néerlandais qui préside la chambre chargée de juger l'ancien général en raison de sa "partialité" et souhaité que l'ouverture du procès soit suspendue en attendant une décision. 

Une première vidéo du procès Mladic ce 16 mai 2012

15 mai 2012

Les manifestations se succèdent au Monténégro pour exiger la démission du Premier ministre Igor Lukšić et de son gouvernement. En cause : un gouvernement jugé corrompu et un Etat de plus en plus mafieux, dans un contexte de crise économique majeure et de hausse des prix. L’opposition et les mouvements sociaux à la tête du mouvement de protestation se sont donnés rendez-vous le 24 mai pour une nouvelle journée de manifestations.

29 avril 2012

Plusieurs milliers de manifestants, dans plusieurs villes du Monténégro, ont demandé la destitution du gouvernement du Premier ministre, Igor Lukšić, et la vérité sur les privatisations qui ont ruiné leurs entreprises.

Des centaines de travailleurs, d’étudiants et de citoyens mécontents ont protesté à Berane pour dénoncer ceux qui ont ruiné leurs entreprises.

« Si cette politique continue, nous, les travailleurs du nord du Monténégro, allons nous envoler comme des oiseaux migrateurs », a dit Vukadin Lutovac, un ancien ouvrier.

La manifestation organisée à Rožaje a également réuni quelques centaines de personnes. Les manifestants ont demandé un changement de gouvernement et rappelé que toutes les usines de Rožaje avaient été volées et fermées. Ils ont demandé pourquoi les dirigeants de ces usines n’étaient pas présents à la manifestation, s’ils prétendent n’avoir pas participé à ces malversations.

À Cetinje, 250 personnes se sont ressemblées devant l’ancienne usine de chaussures « Košuta ». Ils ont déposé des fleurs en mémoire de leur ancienne entreprise et ils ont écouté avec beaucoup d’émotion les discours des organisateurs. Ils demandent à l’Etat de payer leurs dettes. Le rassemblement a été soutenu par les travailleurs de l’usine d’électroménager « Obod », actuellement en faillite.

La manifestation de Pljevlja a également réuni plusieurs centaines de travailleurs qui portaient des panneaux « Pljevlja est une colonie volée par Podgorica ».

A Herceg-Novi, des ouvriers des entreprises « Vektra Boka », « AD Novi Prvoborac » et « AD Jadran Perast » ont bloqué la circulation du centre ville pendant une dizaine de minutes, pour attirer l’attention sur les privatisations qui les ont ruinés.

Ces manifestations ont été organisées par des syndicats, des ONG locales, des associations de personnes handicapées, elles ont été coordonnées par le Réseau pour l’affirmation du secteur non gouvernemental (MANS).

24 avril 2012

Le procès de l'ex-chef militaire des Serbes de Bosnie Ratko Mladic, poursuivi notamment pour son rôle dans le massacre de Srebrenica en juillet 1995, s'ouvrira le 16 mai et non le 14, comme initialement prévu, a-t-on appris mardi auprès du TPIY.

"Les déclarations liminaires du procureur commenceront le 16 mai", a indiqué le service de presse du TPIY à l'AFP, précisant que celles-ci se poursuivront le 17 mai.

Ce report a été décidé lors d'une audience de préparation du procès mardi matin à La Haye, où siège le Tribunal spécial pour l'ex-Yougoslavie.

Les juges du TPIY ont également accepté la liste des 413 témoins proposée par le bureau du procureur, qui disposera de 200 heures pour présenter ses éléments à charge, selon la même source.

Le dossier de l'accusation comporte 27.906 "pièces à conviction", principalement des documents de l'armée et du gouvernement des Serbes de Bosnie, des documents concernant la découverte et l'identification des restes des victimes ainsi que les carnets personnels de Ratko Mladic et des enregistrements audio et vidéo.

Arrêté le 26 mai 2011 en Serbie après avoir échappé à la justice internationale pendant seize ans, Ratko Mladic, 70 ans, est poursuivi pour onze chefs d'accusation de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre. Il plaide non coupable.

Il est notamment poursuivi pour son rôle dans le massacre de quelque 8.000 Musulmans à Srebrenica en juillet 1995, le pire commis en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.

Ratko Mladic

15 fvrier 2012

Référendum . La minorité serbe veut exprimer son refus d’appartenir à un Kosovo indépendant depuis 2008.

Par HÉLÈNE DESPIC-POPOVIC

Les Serbes du nord du Kosovo votent depuis hier et jusqu’à ce soir dans le froid et sous la neige pour dire leur refus d’appartenir à un Kosovo indépendant et albanais. Quelque 35 000 électeurs vivant dans le nord de la ville divisée de Mitrovica et la campagne alentour devaient répondre par oui ou par non à la question suivante : «Acceptez-vous les institutions de la prétendue république du Kosovo installée à Pristina ?» La réponse ne fait guère de doute, les Serbes du nord du Kosovo contestant la reconnaissance de l’indépendance de cette ex-province serbe proclamée le 17 février 2008, neuf ans après l’intervention de l’Otan contre la Serbie.

Statut. Belgrade ne reconnaît pas non plus cette indépendance qui n’est pas le fruit de négociations bilatérales ni multilatérales. Mais depuis qu’elle entend se faire accepter comme pays candidat à l’Union européenne, la Serbie a été mise sous forte pression, surtout celle de l’Allemagne d’Angela Merkel. Pour être crédible, Belgrade a accepté de négocier les questions en suspens avec le Kosovo, à l’exception du statut, notamment la reconnaissance des diplômes, les droits de douane ou les modalités de franchissement de la frontière. Des questions dites techniques, mais hautement politiques qui inquiètent les Serbes du nord du Kosovo - environ 120 000 des 1,7 million d’habitants - qui craignent de faire les frais des concessions que ferait Belgrade.

Le référendum est organisé par les quatre municipalités que compte le nord du Kosovo. Il n’a pas lieu dans les enclaves serbes du centre du pays, dont les responsables coopèrent avec les institutions de Pristina, et où vivent environ 60% des Serbes de la région.

Barricades. Ni Pristina ni Belgrade ne reconnaissent la légitimité de ce scrutin qui montre combien les communautés kosovares restent repliées sur elles. Les Serbes du Kosovo ont dressé en décembre des barricades pour prévenir l’arrivée de douaniers mandatés par Pristina à la frontière de la Serbie. Les plus nationalistes des partis kosovars, qui ne veulent plus de la tutelle onusienne ou européenne, ont de leur côté manifesté violemment le mois suivant à deux passages frontaliers pour empêcher l’entrée de camions serbes.

Impuissante, l’Europe qui dispose d’une mission de justice et de police au Kosovo, s’est contentée d’appeler au dialogue.

25 janvier 2012
Les grandes institutions culturelles de Bosnie-Herzégovine ferment leurs portes les unes après les autres

Depuis la fin 2011, il n’est plus possible d’aller visiter un musée à Sarajevo. Les grandes institutions culturelles de Bosnie-Herzégovine ferment leurs portes les unes après les autres faute de moyens. Elles s’en prennent aux pouvoirs publics, accusés de ne pas les aider suffisamment. Haris Pašović, célèbre réalisateur et directeur du East West Centar de Sarajevo, dénonce plutôt l’incurie et l’incompétence des administrations culturelles. Interview.

Depuis la fin de l’année 2011, l’annonce de la fermeture de plusieurs institutions culturelles fait grand bruit en Bosnie-Herzégovine. C’est notamment le cas de la Galerie nationale de Sarajevo qui, en dépit de donations étrangères très conséquentes au fil des années, a dû mettre la clé sous la porte et du Musée d’histoire, qui abrite des expositions permanentes retraçant le siège de Sarajevo et l’histoire de la Bosnie-Herzégovine à travers les siècles. Depuis plusieurs mois, le musée était privé de chauffage et les employés ne recevaient plus leur salaire, faute de financements suffisants. Le prochain sur la liste est le Musée national, connu pour ses riches collections archéologiques, ethnographiques et son jardin botanique.

Un réseau s’est formé et tente actuellement de venir en aide à ces institutions culturelles, qui rejettent pour la plupart la faute sur les pouvoirs publics. Certaines voix remettent en cause cette version, et, sans nier la part de responsabilité des autorités, pointent l’incurie des directions. C’est notamment le point de vue d’Haris Pašović, célèbre réalisateur bosnien et directeur du East West Centar de Sarajevo.

Radio Slobodna Evropa (R.S.E) : Vos déclarations concernant la fermeture de nos institutions culturelles et la culpabilité de leurs directeurs donne à réfléchir...

Haris Pašović (H.P.) : Je pense qu’ils sont les plus à blâmer et je suis étonné de leur inaction. Ils n’ont pas été nommés pour attendre les financements du ministère les bras croisés, mais pour diriger une institution. On compte en Bosnie-Herzégovine près d’un million d’élèves et d’étudiants, de sorte que s’ils avaient au moins fait venir dans ces institutions ces millions de jeunes au cours de l’année passée, ils n’en seraient pas là aujourd’hui. Nous ne les avons jamais entendus dire combien de visites ils ont reçu, ni ce qu’ils ont fait, quels projets ils ont menés, ni le montant de leurs recettes. Ils ne font que se plaindre : ‘nous n’avons pas d’argent et l’Etat ne nous en donne pas’. Je ne minimise en aucun cas la responsabilité de l’État. Je pense naturellement qu’il faudrait porter beaucoup plus d’attention et de soins à ces institutions. Néanmoins je considère les directeurs au moins aussi responsables que les politiciens. D’ailleurs cette fermeture apparente n’est qu’une mascarade car en fait ces établissements ne ferment pas réellement. S’ils fermaient vraiment, tous ces employés auraient démissionné et se seraient adressés à la police afin que les collections soient mises sous scellés et placées sous bonne garde mais ce n’est pas le cas. Fermés sans être fermés. Ils gardent leurs emplois et tant qu’ils sont à leur poste ils sont responsables et rien ne peut les sauver de cette responsabilité. Ils ont accepté un travail public qu’ils sont obligés d’assurer. Être fonctionnaire de sorte que vous tenez une réunion et annoncez la fermeture de votre établissement, ce n’est pas sérieux. Je trouve déplacé et agaçant d’entendre la directrice du Musée d’Histoire affirmer qu’il n’est pas un État qui ne financerait pas un musée d’histoire. C’est juste, mais il n’est également pas de directrice qui ne trouverait pas les moyens de permettre au musée d’exister malgré les problèmes qui sont ici des problèmes objectifs. Ce n’est pas que l’État agit de manière intentionnelle. Le fait est que cet État fait face à de sérieux facteurs juridiques et économiques restrictifs.

R.S.E : Il y a pourtant une certaine indifférence de la part des responsables au sein des pouvoirs publics, tant pour ce qui est de la culture récente que de notre patrimoine et de la mémoire collective. Je trouve terrible de voir les gardiens de cette mémoire devenir les monuments de la démence de toute une génération. En cela, je considère que chacun d’entre nous est responsable.

H.P. : Je ne peux pas être tout à fait d’accord avec vous. Pourquoi devriez-vous être responsable de la situation dans laquelle se trouvent le Musée national et la Galerie nationale ? Je crois que les politiciens sont responsables, mais je ne pense pas qu’ils soient totalement indifférents. Il y a des obstacles juridiques quand il s’agit de ces musées et de la Galerie nationale, tout simplement parce qu’ils n’entrent pas dans les dispositions des Accords de Dayton. Par ailleurs, il y a aussi des opinions politiques différentes comme par exemple celle de Sredoje Nović, ministre des Affaires civiles, qui se demande pourquoi ces institutions seraient considérées comme des institutions d’État alors qu’elles ne communiquent en aucune façon avec l’étranger, ce qui est totalement vrai. En effet, on ne peut pas rester dans le centre de Sarajevo et exiger des financements de l’État en affirmant qu’on le représente, sous prétexte que les choses étaient comme ça du temps de Tito. Les temps changent, tout comme la situation politique, la méthodologie et les médias. Ceux qui dirigent ces institutions devraient se le dire et devraient être au courant des tendances actuelles quand il s’agit de muséologie et de la manière de faire fonctionner une galerie. Ils ne le sont pas parce qu’ils ne parlent pas de langues étrangères, ne s’informent pas, n’ont aucun contact avec des institutions similaires dans le monde et ne sont tout simplement pas intéressés.

R.S.E : Pensez-vous alors qu’il faille être pessimiste ?

H.P. : Je ne le pense pas. Que des directeurs incompétents se plaignent ne signifie pas qu’il n’y a plus d’espoir pour le pays et sa culture. Cette grogne intellectuelle, qui exerce une pression politique sur le gouvernement sans apporter en retour de solutions réelles, est sans valeur. Pourquoi s’attendre à ce que des personnes qui sont arrivées hier au pouvoir soient pleinement compétentes dans ce type d’affaires. Je pense qu’il est nécessaire en premier lieu de préserver les collections, car dans le cas où celles-ci seraient endommagées ou dérobées, il s’agirait alors d’une infraction criminelle. Les musées sont responsables de ce travail, pas les politiciens. Les employés de ces institutions sont les garants de la sécurité des trésors nationaux qui y sont entreposés. S’ils n’en sont pas capables, ils se doivent de démissionner et de confier la protection de ces collections à la police. Parallèlement, je pense que le gouvernement devrait mettre en place une cellule de crise composée d’experts et de représentants politiques et qui aurait six mois pour élaborer un plan pour la réhabilitation et le développement futurs de ces institutions. On trouve encore dans ce pays un grand nombre de gens sérieux, consciencieux et travailleurs, qui eux n’ont ni le temps ni le loisir de bavarder, parce qu’ils travaillent. Par conséquent, ces fainéants doivent être congédiés ou bien apprendre à travailler. On pourra alors enfin parler d’optimisme.

publié par Le Courrier des Balkans

21 janvier 2012

Déclaration du Bureau du Procureur du Tribunal pénal international pour
l’ex Yougoslavie à l’occasion de l’arrestation de Radovan Stanković


 
Radovan Stankovic
 Radovan Stanković

Le Procureur du Tribunal pénal international pour l’ex‑Yougoslavie salue l’arrestation aujourd’hui de Radovan Stanković, en Bosnie-Herzégovine.

Ancien membre des forces paramilitaires serbes, Radovan Stanković a été mis en accusation par le TPIY pour des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre, notamment le viol, perpétrés à Foča, en Bosnie-Herzégovine, en 1992. Le Tribunal l’a renvoyé en Bosnie-Herzégovine en septembre 2005, en application de l’article 11 bis de son Règlement de procédure et de preuve. La Cour d’État de Bosnie-Herzégovine l’a déclaré coupable et condamné à une peine de 20 ans d’emprisonnement. Il s’est évadé de la prison de Foča en mai 2007.

À l’occasion de son arrestation, Serge Brammertz, Procureur du Tribunal, a fait la déclaration suivante :

« Nous constatons avec satisfaction que Radovan Stanković, initialement mis en accusation par le Tribunal puis renvoyé devant les autorités de Bosnie-Herzégovine qui l’ont déclaré coupable, a finalement été arrêté, quatre ans après son évasion de la prison de Foča.

Le Bureau du Procureur a demandé à maintes reprises que Radovan Stankovic
́ soit arrêté. Dans notre dernier rapport au Conseil de sécurité de l’ONU, nous insistions sur l’importance de son arrestation, qui demeurait un enjeu majeur pour la Bosnie-Herzégovine et les autres États de l’ex-Yougoslavie.

L’arrestation de Radovan Stanković aujourd’hui est importante pour les victimes des crimes graves dont il a été reconnu coupable. J’espère que cette arrestation reflète un engagement plus énergique de la part des autorités de Bosnie-Herzégovine pour traduire en justice les responsables des crimes graves perpétrés sur leur territoire au début des années 1990. »

7 Décembre 2011

BRUXELLES (AP) — Les ministres des Affaires étrangères de l'OTAN se retrouvent ce mercredi à Bruxelles pour une réunion de deux jours destinée à se pencher notamment sur la stratégie de transition en Afghanistan, un projet de système de défense anti-missiles et les troubles au Kosovo.

Ces discussions font suite à la conférence de Bonn en Allemagne, où une centaine de pays et d'organisations internationales se sont engagés à continuer à soutenir l'Afghanistan après le retrait des unités de combat étrangères en 2014.

Les 28 ministres doivent également rencontrer leur homologue russe Sergueï Lavrov pour s'entretenir entre autres d'un vif désaccord relatif à un projet de bouclier anti-missiles. Moscou s'oppose au projet de l'Alliance atlantique d'un dispositif destiné à protéger les civils.

Les entretiens de cette semaine s'inscrivent dans le cadre des préparatifs du prochain sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'OTAN qui se tiendra à Chicago les 20 et 21 mai 2012.AP

MITROVICA, Kosovo (Reuters) - Les membres de la minorité serbe ont démantelé mercredi les barrages qu'ils tenaient depuis juillet dans le nord du Kosovo, une initiative qui devrait faciliter les efforts de Belgrade pour rejoindre l'Union européenne.

Ces barrages avaient été mis en place pour empêcher le gouvernement kosovar de Pristina de prendre le contrôle de deux postes frontaliers avec la Serbie.

Mercredi, policiers et douaniers kosovars, appuyés par des hommes de la Kfor, la force de l'Otan, contrôlaient les véhicules au point de passage de Jarinje, où de violents affrontements s'étaient produits ces derniers mois.

Dans le village de Jagnjenica, où deux soldats allemands de l'Otan ont été blessés par balles la semaine dernière, la circulation routière a également été rétablie.

La Serbie a levé vendredi dernier l'un des principaux obstacles à son intégration européenne en acceptant la mise en place de postes de douane à la frontière avec le Kosovo, une semaine avant l'examen de sa candidature à l'UE.

L'accord a été conclu par les délégations serbe et kosovare venues négocier à Bruxelles sous l'égide de l'Union.

Mardi, le Premier ministre kosovar Hashim Thaci a estimé que cet accord revenait pour Belgrade à reconnaître de jure l'indépendance de son ancienne province, proclamée en février 2008.

Pour le porte-parole du gouvernement serbe, Milivoje Mihajlovic, Belgrade entend simplement appliquer la résolution 1244 des Nations unies, adoptée en 1999, sur le retrait des forces serbes du Kosovo et le déploiement de l'Otan dans la région.

L'indépendance du Kosovo a été reconnue par plus de 80 pays, dont les Etats-Unis et 22 des 27 Etats membres de l'UE.

Branislav Krstic, Guy Kerivel pour le service français

5 Décembre 2011 - AFP

Zoran Milanovic devrait diriger le nouveau gouvernement croate. Et Zoran Jankovic celui de la Slovénie. Les élections de ce week-end en Croatie et en Slovénie ont vu la victoire de la gauche. Voici, pour ces deux pays, ce qui s'est passé, dans le détail.

En Croatie

La coalition de l'opposition de centre-gauche, emmenée par le Parti social-démocrate (SDP), a remporté une très large victoire aux législatives de dimanche en Croatie. Le centre-gauche devrait disposer de 80 sièges sur 151 au Parlement, selon les médias. Ce qui lui permet de former un gouvernement sans devoir constituer d'alliances.

Face à eux, les conservateurs subissent une lourde défaite. L'Union démocratique croate (HDZ), qui dirigeait la Croatie depuis 2003, devrait obtenir pour sa part 47 sièges.

Enfin, le Parti travailliste, une nouvelle formation sur la scène politique croate, disposera de 6 sièges, tout comme l'Alliance démocratique croate de la Slavonie et de la Baranja (HDSSB), une formation régionale de droite.

La HDZ, qui a dominé la vie politique croate depuis l'indépendance en 1991, à l'exception des années 2000-2003, a été secouée ces derniers mois par des scandales de corruption et la crise économique. Le très probable nouveau Premier ministre croate, Zoran Milanovic, dirigeant du SDP, a annoncé son intention de redresser l'économie du pays, touchée par la crise de ses dernières années.

Cette alternance politique intervient à quelques jours de la signature, vendredi, du traité d'adhésion de la Croatie à l'Union européenne.

En Slovénie

Surprise en Slovénie, où la gauche l'emporte également lors de législatives anticipées. Ainsi, le populaire maire centre-gauche de Ljubljana, le millionnaire Zoran Jankovic, arrive en tête des élections alors que les conservateurs étaient donnés largement gagnants.

Créé il y a seulement deux mois spécialement pour ce scrutin par Zoran Jankovic, le parti Slovénie Positive recueille 28,53% des suffrages.Il distance donc de plus de deux points le Parti démocratique slovène (SDS, centre-droit) de l'ancien Premier ministre, qui fut en poste de 2004 à 2008, le conservateur Janez Jansa, qui n'obtient que 26,26%. Les citoyens ont voté "pour une nouvelle Slovénie, une Slovénie qui réussira, sera solidaire et sociale", a déclaré Zoran Jankovic, 58 ans, vainqueur des élections.

Mais l'effondrement se situe surtout du côté du Premier ministre social-démocrate Borut Pahor, dont le gouvernement est tombé en septembre dernier, qui obtient 10,48% des voix -en 2008, il avait obtenu 30,45%-. C'est une défaite amère pour Janez Jansa. Dans le même temps, des révélations sur une affaire immobilière le concernant et jugée suspecte pourraient avoir retourné la tendance.

La campagne électorale a été largement dominée par la détérioration de la situation économique et financière. Or, les résultats sont serrés, ce qui va rendre difficile la création d'un gouvernement de coalition à même d'imposer des réformes douloureuses.

Très dépendant des exportations, le pays -membre de la zone euro- flirte aujourd'hui avec la récession, alors que le chômage a doublé en trois ans.


Marie-Laure Michel - Agence France-Presse - 31 mai 2011
La Haye

L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie Ratko Mladic, recherché pendant seize ans par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), a été transféré mardi de Belgrade aux Pays-Bas où il a été remis au TPIY.

Ratko Mladic, 69 ans, est arrivé vers 17h45 GMT (14h45, heure de Montréal) à l'aéroport de Rotterdam (ouest des Pays-Bas) à bord d'un avion portant l'inscription «République de Serbie» qui a été garé à l'intérieur d'un hangar, à l'abri des regards, selon des images diffusées par la télévision publique néerlandaise.

M. Mladic devait être pris en charge par des représentants du bureau du procureur et du greffe, puis conduit au quartier pénitentiaire du TPIY à La Haye, à une vingtaine de kilomètres de Rotterdam.

La ministre serbe de la Justice, Snezana Malovic, avait annoncé vers 17h30 (11h30, heure de Montréal) devant la presse à Belgrade que Ratko Mladic était «dans l'avion en route vers La Haye».

«Mladic est accusé des crimes les plus graves contre l'humanité et des violations les plus graves contre le droit humanitaire. La Serbie a, en décidant ce transfèrement, rempli son obligation internationale et morale», a ajouté la ministre.

Arrêté jeudi à Lazarevo, un village du nord-est de la Serbie, l'ancien général avait tenté de s'opposer à son transfèrement vers les Pays-Bas, sa défense arguant de son état de santé alarmant.

Mais la justice serbe avait rejeté mardi en début d'après-midi l'appel interjeté par M. Mladic, ouvrant la voie à son départ pour les Pays-Bas.

«Le transfèrement de Mladic ne met pas un terme à ce dossier. Je m'attends à ce qu'on détermine qui l'a aidé toutes ces années dans sa cavale», a déclaré la ministre Malovic.

Mladic est accusé de génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis pendant la guerre de Bosnie (1992-1995) qui a fait environ 100 000 morts et 2,2 millions de déplacés.

Ratko Mladic qui encourt la prison à vie était l'un des deux derniers fugitifs recherchés par le TPIY créé en 1993 par les Nations unies. Goran Hadzic, ancien président de la République serbe unilatéralement proclamée de Krajina, est toujours en fuite.

M. Mladic est notamment accusé du massacre de Srebrenica, en juillet 1995, le pire commis en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, au cours duquel près de 8000 musulmans avaient été exécutés.

Au quartier pénitentiaire du TPIY, l'ancien général va retrouver Radovan Karadzic, l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie, et une trentaine d'accusés originaires de l'ex-Yougoslavie en attente ou en cours de jugement.

À son arrivée à la prison, Ratko Mladic sera informé de ses droits et pourra s'entretenir avec un avocat avant de participer à une audience de comparution initiale dont la date n'est pas encore fixée.

Radovan Karadzic, transféré le 30 juillet 2008 à La Haye, avait été présenté aux juges du TPIY dès le lendemain de son arrivée.

À l'audience de comparution initiale, Ratko Mladic pourra plaider coupable ou non coupable. S'il le souhaite, il pourra bénéficier d'un délai de 30 jours avant que la question ne lui soit à nouveau posée. S'il plaide coupable de tous les chefs d'accusation, son procès n'aura pas lieu et le tribunal prononcera une peine.

Le bureau du procureur du TPIY n'a pas exclu de joindre partiellement le procès de Ratko Mladic à celui de Radovan Karadzic, qui avait débuté en octobre 2009. Les deux hommes sont en effet accusés des mêmes crimes.

Mardi à l'aube, Ratko Mladic, qui était l'homme le plus recherché d'Europe, avait été conduit, à sa demande, devant la tombe de sa fille qui s'était suicidée en 1994 à l'âge de 24 ans, dans un cimetière de Belgrade.

Une dizaine de milliers de Serbes bosniens ont fustigé mardi la Serbie, la «marâtre», pour avoir permis l'arrestation de leur ancien chef militaire, au cours d'une manifestation à Banja Luka, la capitale de l'entité serbe de Bosnie.

«Mladic est accusé des crimes les plus graves contre l'humanité et des violations les plus graves contre le droit humanitaire. La Serbie a, en décidant ce transfèrement, rempli son obligation internationale et morale», a ajouté la ministre.

Ratko Mladic, 69 ans, est inculpé par le TPIY de génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité pour son rôle présumé pendant le conflit en Bosnie (1992-1995). Il est notamment accusé du massacre d'environ 8000 personnes à Srebrenica (Bosnie orientale) en 1995, le plus grave commis en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

«Faire comparaître Mladic devant la justice est une satisfaction pour les victimes et leurs familles. Dans un même temps, il s'agit d'un message de réconciliation dans la région», a insisté Mme Malovic.

Les guerres qui ont ensanglanté les Balkans dans les années 1990 ont fait des dizaines de milliers de morts.

La justice serbe a rejeté mardi l'appel de l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie contre son transfèrement vers le TPIY.

26 Mai 2011

À Lazarevo, bourgade de 3.000 habitants à 70 km au nord de Belgrade, c’est là que  Ratko Mladic a été arrêté ce jour. Ratko Mladić visait chez un de ses cousins. Dans ce bastion du Parti radical serbe fidèle à l’ancien commandant des Serbes de Bosnie, les habitants sont amers. Personne ne savait qu’il se cachait là et tous assurent que s’ils l’avaient su, personne ne l’aurait dénoncé. Comme quoi le nationalisme serbe n'est pas mort et qu'il faudra encore le combattre.
Arrêté jeudi à Lazarevo, petite localité à une cinquantaine de kilomètres au nord de Belgrade, après 16 ans de cavale, Mladic est actuellement détenu dans une prison en Serbie. L'ancien général âgé de 69 ans, inculpé par le TPIY de génocide et crimes contre l'humanité pour des faits remontant à la guerre en Bosnie (1992-95), pourrait être extradé dès lundi vers La Haye si son appel est rejeté.
Un tribunal de Belgrade a donné vendredi son feu vert à l'extradition, estimant que Ratko Mladic est en état d'être jugé, ce que contestent ses avocats et sa famille.
Mladic est poursuivi pour génocide, complicité de génocide, persécutions, extermination, déportation, crimes contre l'humanité et violations des lois et coutumes de guerre pour des faits commis durant la guerre en Bosnie (1992-95). Il risque la prison à vie. Il est notamment accusé pour le massacre par ses troupes de 8.000 hommes et garçons musulmans dans l'enclave de Srebrenica en 1995, et pour le siège de Sarajevo.

Jeudi 10 juin 2010

Srebrenica: deux Serbes condamnés à la prison à vie

 

Le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) a condamné jeudi deux Serbes de Bosnie à la prison à perpétuité pour génocide lors du massacre de 8 000 hommes et garçons musulmans dans l'enclave de Srebrenica en 1995. C'est le jugement le plus sévère jamais rendu par le TPIY pour des crimes commis durant la guerre en Bosnie (1992-95).

Ex-officiers de haut rang dans l'armée bosno-serbe, Vujadin Popovic et Ljubisa Beara ont été reconnus coupables de génocide, extermination, meurtre et persécution. Cinq autres anciens responsables de l'armée et de la police bosno-serbes ont écopé de peines de prison pour des crimes commis dans les enclaves de Srebrenica et Zepa, dans l'est de la Bosnie.

Le TPIY a ainsi condamné Drago Nikolic à 35 ans de prison pour avoir aidé et encouragé le génocide, l'extermination, le meurtre et la persécution; Radivoje Miletic à 19 ans de prison pour meurtre, persécution et actes inhumains; Ljubomir Borovcanin à 17 ans de prison pour avoir aidé et encouragé l'extermination, le meurtre, la persécution, le déplacement forcé, et pour meurtre; Vinko Pandurevic à 13 ans pour avoir aidé et encouragé le meurtre, la persécution, et les actes inhumains; et Milan Gvero à 5 ans pour persécution et actes inhumains.

Ce procès est le plus vaste jamais conduit par le TPIY, fondé en 1993. Son issue pourrait influer indirectement sur le procès de l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, qui s'est ouvert l'an dernier à La Haye. Figure clé de la guerre en Bosnie, Karadzic est également accusé de génocide pour le massacre de Srebrenica.

Dans leur verdict jeudi, les juges ont estimé que les crimes les plus graves des accusés avaient été commis en vertu d'une directive de Karadzic appelant à créer «une situation insupportable d'insécurité totale sans aucun espoir de survie» pour la population de Srebrenica.

Natasa Kandic, militante des droits de l'Homme qui a enquêté sur les crimes de guerre dans les Balkans, estime que les jugements rendus jeudi sont «extrêmement importants» pour le procès de Radovan Karadzic et les futurs procès contre des suspects de rang inférieur. «Tous les faits établis par le tribunal sont importants pour ces procès», a-t-elle déclaré à Belgrade.

Le TPIY a estimé que Popovic, chef de la sécurité de la Drina, avait organisé l'exécution de prisonniers dans une école à Orahovac. ôô(Il) savait que le but n'était pas simplement de tuer ceux qui étaient tombés entre les mains des forces bosno-serbes, mais de tuer le plus de personnes possible», souligne le verdict. Selon les juges, sa «participation active» a montré qu'il partageait la volonté de détruire la communauté musulmane de Bosnie, un critère clé pour une condamnation pour génocide.

L'autre condamné à la perpétuité, Beara, a coordonné le meurtre de prisonniers musulmans et organisé les fosses communes, selon le TPIY. Il «était résolu à détruire un groupe en tuant tous ses membres qui se trouvaient à sa portée», précise le jugement.

Le TPIY n'avait auparavant reconnu coupable de génocide qu'un seul accusé: le général Radislav Kristic. Mais ce verdict de 2001 avait été cassé en appel et le chef d'inculpation rétrogradé en aide et incitation au génocide.

 

Arthur Max
Associated Press
La haye

 

14 mai 2010

La Serbie va exhumer un charnier de Kosovars

La justice serbe va exhumer un charnier qui pourrait contenir jusqu'à 350 corps de Kosovars tués durant la guerre du Kosovo (1998-99) puis enterrés en secret en Serbie afin de masquer les crimes, a annoncé jeudi le procureur adjoint serbe pour les crimes de guerre, Bruno Vekaric.
M. Vekaric a précisé qu'une instruction allait être ouverte pour procéder à l'exhumation des corps, enterrés sous un bâtiment et un parking construits après le conflit à Rudnica, une commune du sud de la Serbie proche de la frontière kosovare.
Le magistrat a précisé que le juge d'instruction inculperait de crimes de guerre les "personnes inconnues" responsables des crimes. Selon lui, le charnier, dont la découverte avait été annoncée lundi, pourrait contenir de 150 à 350 corps de Kosovars.
"Pour la première fois, la Serbie affronte ouvertement son sombre passé", a déclaré M. Vekaric.
Cette annonce intervient durant la visite à Belgrade, mercredi et jeudi, du procureur du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), le Belge Serge Brammertz. Ce dernier a indiqué ne pas disposer de davantage de précisions sur le charnier, mais s'est félicité de sa découverte.
La guerre du Kosovo a fait environ 10.000 morts et près d'un million de déplacés. Le Kosovo a proclamé son indépendance de la Serbie en 2008, mais Belgrade refuse de la reconnaître. AP

 

Mercredi 12 mai, 13h06
Quatre morts dans une fusillade à la frontière du Kosovo et de la Macédoine

Une fusillade entre la police macédonienne et un groupe armé près de la frontière avec le Kosovo a fait quatre morts, a annoncé mercredi la police, dix jours après qu'un ancien groupe rebelle albanais ait revendiqué un incident similaire.


Les quatre hommes ont été tués au cours d'une embuscade organisée par la police pour intercepter des contrebandiers d'armes près du village de Radusa, a rapporté le porte-parole de la police Ivo Kotevski.
La fusillade a éclaté lorsqu'un homme au volant d'une camionnette a ouvert le feu sur la police, qui lui avait ordonné de s'arrêter pour un contrôle, a-t-il ajouté. Les quatre hommes à bord de la camionnette ont été tués.
Le porte-parole a ajouté que les autorités avaient découvert de grandes quantités d'armes et d'explosifs à bord de la camionnette et que trois des quatre hommes ont été identifiés. L'un d'eux serait du Kosovo.
Le mois dernier, les autorités macédoniennes ont découvert plusieurs caches d'armes souterraines à la frontière entre la Macédoine et le Kosovo, dans lesquelles se trouvaient des mines, des grenades et des obus, ainsi que des canons antiaériens.
Au début du mois, un ancien groupe rebelle albanais, l'Armée de libération nationale, a revendiqué une autre fusillade qui a eu lieu le 29 avril dans cette région frontalière. Un soldat macédonien aurait été tué durant la fusillade, selon l'ALN. Le gouvernement macédonien a récusé cette information.
L'ALN a brièvement combattu les forces gouvernementales macédoniennes en 2001, revendiquant davantage de droits pour la minorité albanaise du pays. Ce groupe était étroitement lié à l'Armée de libération du Kosovo, qui a combattu le régime serbe au Kosovo à la fin des années 1990. AP

 


Lundi 10 mai, 18h21

Un charnier d'Albanais kosovars mis au jour en Serbie 
Gordana Filipovic et Fatos Bytyci


Les autorités serbes annoncent avoir mis au jour un charnier contenant les corps de 250 Kosovars de souche albanaise, près de Raska, dans le sud de la Serbie, en lisière du Kosovo.
Cette fosse commune, découverte sous un immeuble de bureau dans la localité de Rudnica, serait la deuxième plus importante des six découvertes depuis le conflit de 1998-99 entre Serbes et Albanais du Kosovo qui s'est achevé à la suite de l'intervention de l'aviation de l'Otan au secours de ces derniers.
"Nous pouvons confirmer qu'un charnier a été découvert. Selon notre estimation, 250 corps ont été retrouvés sur un site proche de celui que nous avons fouillé il y a deux ans", a déclaré le porte-parole du procureur, Bruno Vekaric, précisant que des membres de la mission européenne de maintien de l'ordre au Kosovo (Eulex) avaient contribué aux recherches.
Plusieurs jours seront nécessaires pour obtenir les approbations et les moyens nécessaires à l'exhumation, a-t-il dit. "Cela va nous permettre d'obtenir des éléments essentiels dans certaines affaires du ressort du parquet serbe. Mais c'est très important parce que cela accroît le crédit démocratique de la Serbie", a souligné le porte-parole.
De 8.000 à 12.000 civils, en grande majorité des Albanais de souche, ont été tués dans la province autonome de l'ex-Fédération yougoslave en 1998 et 1999 alors que les forces serbes tentaient de mater l'insurrection séparatiste.
Les autorités du Kosovo, ancienne province de Serbie qui a proclamé son indépendance en 2008, ont fait savoir que Belgrade s'était vu demander avec insistance de fouiller les lieux où le charnier a été mis au jour sur la fois de "témoignages" non précisés.


1.850 PERSONNES ENCORE DISPARUES
"Il est évident que la Serbie a commis ce crime et a tenté de le dissimuler. Mais ils ne peuvent le faire éternellement", a déclaré le vice-Premier ministre Rame Manaj à Reuters.
"Nous avons des informations sur un autre charnier près de la ville de Medvedja, dans le sud de la Serbie", a ajouté Manaj en précisant que 1.850 personnes restent portées manquantes, dont 400 Serbes et d'autres non albanais de souche.
Le plus gros charnier découvert depuis la fin du conflit kosovar contenait les corps plus de 800 albanophones jetés dans les puits d'un terrain d'entraînement de la police en périphérie de Belgrade.
Selon le procureur serbe Vladimir Vukcevic, la découverte indique que la Serbie s'attaque décisivement à son passé et s'est engagée à "enquêter sur chaque crime de cette époque, quels qu'en soient les auteurs".
"C'est le meilleur moyen d'avancer vers la réconciliation dans cette région. C'est notre obligation envers les victimes et leurs familles."
Le procureur du Tribunal pénal international sur l'ancienne Yougoslavie, Serge Brammertz, est attendu mercredi à Belgrade pour faire le point de la coopération du régime serbe avec la juridiction de La Haye.


Un rapport positif de Brammertz au TPIY faciliterait la ratification de l'accord d'Association entre la Serbe et l'Union européenne, antichambre d'une future adhésion.
Celle-ci reste néanmoins suspendue à l'arrestation de l'ancien général Ratko Mladic, ancien chef militaire des serbes bosniaque, recherché pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide.
Bruxelles attend en outre de Belgrade qu'il se résigne a l'indépendance du Kosovo alors que la Serbie a demandé à la Cour internationale de Justice de La Haye de trancher le problème de sa province dont elle n'accepte pas la sécession.


Jean-Philippe Lefief et Marc Delteil pour le service français, édité par Gilles Trequesser

 

6 mai 2010

Arrestation d'un criminel de guerre présumé d'ethnie albanaise au Kosovo

Un ancien membre de la rébellion albanaise, soupçonné d'avoir commis des crimes de guerre dans un centre de détention en Albanie pendant la guerre du Kosovo en 1998-99, a été arrêté au Kosovo, a rapporté jeudi un responsable de l'Union européenne.


Selon des médias locaux, le suspect serait Sabit Geci, un membre albanais de l'Armée de libération du Kosovo. En 2001, un tribunal des Nations unies avait déclaré M. Geci coupable d'extorsion et l'avait condamné à plus de cinq ans de prison.
La police de l'Union européenne a annoncé que l'ancien rebelle était désormais soupçonné d'avoir perpétré des crimes de guerre entre avril et juin 1999, au moment où l'OTAN bombardait les forces serbes de Yougoslavie afin d'arrêter une violente répression contre les séparatistes albanais.
Bruno Vekaric, procureur adjoint en charge des crimes de guerre en Serbie, a déclaré que "selon nos informations, cette personne a été arrêtée pour avoir pris part dans certains crimes contre des non Albanais dans la région de Kukes, dans le nord de l'Albanie".
Il a ajouté que la Serbie coopérait avec la mission de maintien de l'ordre de l'UE au Kosovo, et que "l'arrestation ajoute à l'optimisme que cette coopération sera encore meilleure".


Des tensions avaient récemment affleuré entre les autorités locales du Kosovo et la police européenne.
Quelque 10.000 Albanais sont morts durant la guerre du Kosovo. Des centaines de Serbes et d'Albanais sont encore portés disparus. La Kosovo a proclamé son indépendance de la Serbie en 2008, en dépit d'une forte opposition de Belgrade. 

AP

 

Mercredi 5 mai, 15h37
Bosnie: la police a arrêté trois criminels de guerre présumés

La police a arrêté trois personnes suspectées d'avoir commis des crimes de guerre pendant la guerre de Bosnie de 1992-95, ont annoncé mercredi les autorités bosniaques.
Dans un communiqué diffusé mercredi, la police a précisé que les trois hommes, dont seules les initiales ont été dévoilées, ont été arrêtés à Banja Luka (nord du pays). Ils sont suspectés d'avoir tué 15 musulmans bosniaques en 1995. Les trois suspects seront remis aux procureurs.
La Bosnie-Herzégovine est divisée entre une république serbe et une fédération commune aux musulmans et aux Croates. Après la guerre de 1992-95, les autorités locales ont parfois évité d'arrêter les personnes suspectées de crimes de guerre, qui étaient recherchées par la région voisine. Toutefois, les deux régions qui envisagent désormais leur avenir au sein de l'Union européenne ont commencé à réformer leurs institutions et à coopérer, notamment sur les arrestations de criminels de guerre. AP