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L'heure de Sarajevo

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Mardi 9 mars 2010

La Serbie va amnistier ses déserteurs

La Serbie prévoit d'amnistier des dizaines de milliers de jeunes gens ayant refusé d'entrer dans l'armée pendant la guerre des Balkans, a annoncé la ministre de la Justice Snezana Malovic.
Un projet de loi en ce sens est actuellement débattu au parlement, qui devrait concerner tous ceux ayant refusé les neuf mois de service militaire ou ayant quitté leur unité.
"Nous avons environ 40.000 conscrits qui vivent à l'étranger et chaque année environ 5.000 jeunes cherchent à faire reporter leur convocation ou à éviter de faire leur service militaire", a déclaré Snezana Malovic.
Pendant la guerre des Balkans, dans les années 1990, près d'un demi-million de Serbes ont choisi l'exil pour éviter la conscription.
Le projet de loi prévoit également l'arrêt de toute procédure judiciaire à leur encontre ainsi que l'effacement des condamnations sur les casiers judiciaires.


Aleksandar Vasovic, version française Pascal Liétout

 


Dimanche 7 mars, 22h53
L'OTAN suspend sa formation de la force de sécurité du Kosovo


L'OTAN a annoncé dimanche qu'elle suspendait ses actions de formation de la Force de sécurité du Kosovo car cette dernière a participé à un défilé militaire. Lire la
Une garde d'honneur en armes a pris part vendredi à une parade qui marquait le 12e anniversaire du meurtre du commandant de l'UCK (Armée de libération du Kosovo).
Cette apparition est "en contradiction avec le statut non-militaire" de la Force de sécurité du Kosovo, estime l'Alliance atlantique dans un communiqué.
Cette force de 2.500 hommes a été créée l'an dernier pour remplacer une formation similaire qui était constituée essentiellement d'anciens membres de l'UCK. Le rôle de la Force de sécurité du Kosovo est censé se limiter aux urgences civiles. Ses membres ont le droit de porter des armes légères - pistolets et fusils - mais n'ont pas le droit d'utiliser d'artillerie lourde ou des chars.
L'OTAN s'est engagée à lui fournir des armes et à former ses membres pour qu'ils puissent à terme remplir une mission de maintien de l'ordre.
L'Alliance atlantique a suspendu dimanche son soutien et ce jusqu'à ce qu'elle reçoive une explication pour l'incident de vendredi et l'assurance que cela ne se reproduira pas. AP

 

 

Mardi 2 mars, 20h10

La Serbie va demander l'extradition de l'ancien membre de la présidence bosniaque Ejup Ganic

La Serbie, a annoncé mardi à Belgrade la ministre de la Justice Snezana Malovic, va adresser à la Grande Bretagne une demande d'extradition rapide de l'ancien membre de la présidence bosniaque Ejup Ganic, arrêté lundi à Londres sur mandat des autorités serbes qui l'accusent de crimes de guerre.
Ejup Ganic, 63 ans, a été vice-président de la Fédération de Bosnie-Herzégovine durant la guerre en ex-Yougoslavie, de 1992 à 1995. La Serbie a délivré en novembre dernier des mandats d'arrêts à l'encontre de 19 anciens dirigeants bosniaques de l'époque, dont Ejup Ganic, pour leur rôle présumé dans une attaque contre un convoi de l'ex-armée yougoslave, qui a fait 40 morts à Sarajevo en 1992. Ganic est soupçonné par la justice serbe du meurtre de soldats blessés en violation de la Convention de Genève.
La Serbie a pris une "décision politique" visant "la souveraineté de la Bosnie", selon Damir Arnaut, conseiller politique du président bosniaque Haris Silajdzic. "Toutes les options sont maintenant sur la table (...) Nous envisageons de prendre des mesures à l'encontre de la Serbie et cela affectera grandement nos relations", a ajouté mardi Damir Arnaut avant de s'envoler pour Londres.
La Bosnie a débloqué 200.000 livres sterling (220.390 euros) pour payer la caution d'Ejup Ganic, qui devrait être "libéré très prochainement", selon le conseiller. AP

 

Mardi 2 mars, 18h37
Arrestation en Espagne d'un homme accusé de crimes en Bosnie

La police espagnole annonce avoir arrêté un homme soupçonné d'implication dans des crimes de guerre à grande échelle commis entre 1992 et 1995 après l'éclatement de l'ex-Yougoslavie.


Veselin Vlahovic, né au Monténégro en 1969, fait l'objet de trois mandats d'arrêt internationaux. Il était en outre recherché en Espagne pour vol à main armée et cambriolage, précise un communiqué de la police.
Surnommé "Batko", Vlahovic est accusé de centaines de meurtres et impliqué dans des affaires de viol et de torture durant la guerre de Bosnie. Il a été emprisonné au Monténégro pour vol à main armée en 1998.
Le président de la présidence collégiale de Bosnie, Zeljko Komsic, a annoncé que l'ambassadeur de son pays en Espagne demanderait à Madrid d'engager une procédure d'extradition de Vlahovic vers la Bosnie, où il est inculpé de génocide.
"Le procureur général déposera la demande d'extradition auprès du ministère de la Justice, qui la transmettra aux autorités de l'Espagne par l'intermédiaire du ministère bosniaque des Affaires étrangères, en principe le même jour", indique Komsic dans un communiqué.
Veselin Vlahovic était en fuite depuis son évasion en 2001 et avait été condamné à quinze ans de réclusion pour avoir tué un homme en Serbie peu après s'être évadé.
En Espagne, on le soupçonne notamment d'avoir participé à une fusillade dans une boîte de nuit en 2004 et à une attaque armée en 2005 contre des policiers qui tentaient de l'arrêter.
La police l'a capturé lundi près de la maison qu'il occupait dans la province d'Alicante (sud-est), dans le cadre d'une enquête sur une série de cambriolages.


Teresa Larraz, Philippe Bas-Rabérin pour le service français

 


Vendredi 26 février, 14h30
Bosnie: la police arrête trois personnes suspectées de génocide

La police bosniaque a arrêté trois personnes suspectées d'avoir participé à l'exécution systématique de plus de 1.000 musulmans bosniaques à Srebrenica (est du pays) pendant la guerre de Bosnie de 1992 à 1995, ont déclaré vendredi les autorités.


Le bureau du procureur de l'Etat à Sarajevo a annoncé que Vlastimir Golijanin, 35 ans, Zoran Goronja, 38 ans, et Stanko Savanovic, 42 ans, étaient d'anciens soldats de l'Armée serbe de Bosnie, ayant personnellement participé à l'exécution d'hommes et de garçons à Srebrenica.
Les forces serbes de Bosnie avaient pris la ville, déclarée zone dé sécurité par les Nations unies, en juillet 1995 et tué près de 8.000 hommes. Leurs corps sont toujours en cours d'exhumation des charniers. La Cour internationale de justice a qualifié ce massacre de génocide. AP

 

 


Mercredi 17 février, 18h04

Les forces de sécurité du Kosovo sont prêtes à prendre la relève de l'OTAN, selon le Premier ministre

Le Premier ministre kosovar a assuré mercredi que le Kosovo était prêt à prendre la relève sur le plan sécuritaire après le départ des forces de l'Alliance atlantique (OTAN) encore stationnées dans ce jeune pays des Balkans, qui célébrait ce même jour le deuxième anniversaire de son indépendance.


"Il ne devrait pas y avoir de vide sécuritaire au Kosovo" a déclaré à l'Associated Press Hashim Thaci, en référence au projet de l'OTAN de réduire le nombre de ses troupes stationnées au Kosovo de 10.000 à 4.000 hommes d'ici 2011.
Les forces de sécurité entraînées par l'OTAN doivent remplir "le rôle qui est dévolu à toute force de sécurité dans un pays indépendant", a commenté le chef du gouvernement kosovar, deux ans après la sécession de l'ancienne province séparatiste du sud de la Serbie.
Les forces de sécurité kosovares sont composées de 8.000 soldats, dont la plupart sont d'anciens séparatistes de l'UCK, l'armée ayant combattus les forces du gouvernement serbe pendant la guerre du Kosovo en 1998-1999. Quelque 10.000 membres de l'ethnie albanaise ont été tués durant le conflit et plus d'un million ont été contraints à l'exil en Albanie et en Macédoine durant l'offensive serbe. Des milliers de Serbes sont également morts dans des représailles après la guerre.
Minoritaires, les Serbes du Kosovo craignent que le départ des forces de l'Alliance atlantique puisse mettre leur sécurité en danger dans cette région très instable. Bien qu'il n'y ait pas eu d'incidents majeurs ces derniers mois, les tensions sont encore fortes entre la majorité albanaise et la minorité serbe qui rejette l'indépendance du Kosovo.
Hashim Thaci a par ailleurs reconnu que l'intégration des Serbes constituait le principal défi auquel était confronté son pays, parallèlement aux tensions sociales qui menacent sa stabilité. Depuis son indépendance, le Kosovo reste le pays le plus pauvre d'Europe avec un taux de chômage s'élevant à 40% et reçoit peu d'investissements internationaux.
L'OTAN avait envoyé 50.000 soldats au Kosovo en 1999 après 78 jours de bombardements contre les forces serbes qui avaient permis de mettre fin à la répression contre les albanophones. AP