OTAN & BALKANS
| Jeudi 3 avril 2008 La Croatie et l'Albanie rejoignent l'Otan, l'Ukraine et la Géorgie refusées BUCAREST (AFP) - Les dirigeants des 26 pays de l'Otan, réunis à Bucarest, ont invité jeudi la Croatie et l'Albanie à rejoindre l'Alliance, mais refusé d'accorder dans l'immédiat un statut de candidat à l'Ukraine et à la Géorgie. En ouvrant la réunion plénière jeudi, le secrétaire général de l'Otan Jaap de Hoop Scheffer a annoncé que les dirigeants alliés allaient "prendre des décisions concernant l'élargissement de l'Otan" au nom d'une "Europe" qui "doit être unie et sûre", sans entrer dans les détails. Mais les jeux étaient déjà faits pour les deux anciennes républiques soviétiques. La veille, lors du dîner d'ouverture, les dirigeants de l'Otan ont échoué à s'entendre sur leur admission dans l'antichambre de l'Otan jugée prématurée par la France et l'Allemagne, soucieuses de ne pas heurter de front la Russie. Durant deux jours, le président George W. Bush avait pourtant pressé ses alliés d'accueillir les deux pays dans le Plan d'action en vue de l'adhésion (MAP), ultime étape, sans garantie, avant une entrée à terme dans l'alliance. "Pour le moment, je n'attends pas un Plan d'action pour la Géorgie et l'Ukraine ici à Bucarest", a affirmé mercredi soir le porte-parole de l'Otan. L'Allemagne, la France, qui emmènent un groupe d'environ dix pays, estiment que l'Ukraine et la Géorgie ne sont pas des démocraties assez mûres et stables pour l'Otan. "Nous sommes parvenus à la conclusion qu'il est malgré tout encore trop tôt pour donner le statut du MAP à ces deux pays", avait déclaré à son arrivée mercredi la chancelière allemande Angela Merkel, tout en soulignant que l'opposition de l'Allemagne n'était pas de principe ni éternelle. "La porte est ouverte", a-t-elle dit. Les dirigeants de l'Otan sont en revanche tombés d'accord pour inviter l'Albanie et la Croatie à ouvrir les négociations d'adhésion. Ces deux pays devraient d'ici à quelques mois devenir les 27e et 28e membres de l'Alliance atlantique fondée en 1949 et qui en est à son sixième élargissement, le troisième depuis la fin de la Guerre froide en 1990. Un troisième candidat balkanique, la Macédoine, qui aurait dû être également invitée, s'est en revanche heurtée au veto de la Grèce, en raison d'un vieux différend avec Athènes sur l'appellation de l'ancienne république yougoslave. Avec leurs homologues d'autres pays contribuant à la reconstruction et en présence du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, les dirigeants alliés, selon M. de Hoop Scheffer, devaient aussi discuter jeudi de "leur vision d'un Afghanistan stable et sûr et de la stratégie" pour la mettre en oeuvre. Depuis 2003, l'Otan y dirige la Force internationale d'assistance à la sécurité (Ifas), dont les 47.000 soldats de 40 pays aident à la reconstruction et combattent les talibans. Le président français Nicolas Sarkozy a confirmé jeudi l'envoi prochain d'un bataillon de soldats supplémentaire --soit plus de 800 hommes-- dans une zone de combat de l'est de l'Afghanistan, selon le texte de son discours obtenu par l'AFP. Cela porterait à quelque 2.500 hommes le contingent français dans ce pays. Au Kosovo, où la force de l'Otan, la KFOR, déploie près de 17.000 soldats, le secrétaire général a évoqué la "détermination sans faille" de l'alliance militaire occidentale "d'y maintenir la sécurité et la stabilité dans cette période critique" après l'indépendance unilatérale de l'ancienne province serbe à majorité albanaise en février dernier. L'Otan devait aussi se pencher sur la défense antimissile en abordant le rôle du projet d'implantation d'éléments du bouclier américain en Europe centrale, qui est un autre sujet de fâcherie avec la Russie. Les Etats-Unis ont conclu leurs négociations avec la République tchèque pour l'installation d'un radar et un accord cadre pourrait être annoncé jeudi à Bucarest, selon des diplomates tchèques. Les discussions avec la Pologne pour l'installation de dix missiles intercepteurs américains devraient durer encore quelques mois.
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| Jeudi 6 mars, 16h41
L'Otan examine un nouvel élargissement à l'Est BRUXELLES (AFP) - Les 26 chefs de la diplomatie de l'Otan ont entamé jeudi l'examen d'un nouvel élargissement de l'alliance à d'anciens pays communistes, d'abord dans les Balkans à l'Albanie, la Croatie et la Macédoine, puis à deux ex-républiques soviétiques, la Géorgie et l'Ukraine. Mais seules la Croatie et l'Albanie semblaient assurées de passer l'épreuve avec succès et de rejoindre assez rapidement les 10 pays de l'ancien bloc de l'Est déjà intégrés par l'Alliance atlantique en deux temps, -trois en 1999 et sept en 2004. La candidature de la Macédoine risque, elle, d'être bloquée par la Grèce, a rappelé le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier à son arrivée à la réunion ministérielle à Bruxelles, préparatoire au sommet que l'Otan doit tenir du 2 au 4 avril à Bucarest. Athènes a indiqué vouloir opposer un veto à la candidature de l'Etat voisin si un compromis sur son nom n'était pas trouvé d'ici au sommet. La Grèce bloque depuis 1991 la reconnaissance internationale de la Macédoine sous ce nom. La Macédoine a été admise en 1993 à l'ONU sous le nom provisoire d'"ancienne République yougoslave de Macédoine" (ARYM, ou FYROM en anglais). "Je souhaiterais l'adhésion des trois pays", a déclaré M. Steinmeier, qui, mentionnant "le contentieux ouvert" entre Athènes et Skopje, a observé devant la presse que "beaucoup allait dépendre d'un éventuel rapprochement entre les deux dans les semaines à venir". Des manifestations nationalistes grecques mercredi soir dans le nord de la Grèce contre toute concession, et un plaidoyer de la Macédoine jeudi dans une tribune de presse en faveur de son entrée dans l'Otan sans changement de nom, n'augurent pas cependant d'une volonté de compromis. "Il n'y a pas de problème pour les Balkans, sauf avec la Grèce et la Macédoine", a résumé le ministre luxembourgeois Jean Asselborn. Pour des motifs différents, les chances de l'Ukraine et de la Géorgie d'être conviées par le sommet de Bucarest à poser formellement leur candidature ne paraissaient pas non plus très grandes jeudi. "Je ne cache pas mon scepticisme", a ainsi déclaré M. Steinmeier. L'Ukraine et la Géorgie, qui ont un "dialogue intensifié" avec l'Otan ont demandé de passer à l'étape suivante, celle du "Plan d'action en vue de l'adhésion à l'Otan" (Membership Action Plan, MAP). Cela ferait d'eux des candidats officiels à l'entrée dans l'alliance occidentale comme le sont aujourd'hui les trois pays balkaniques. Cependant, M. Asselborn s'est fait l'interprète des pays de l'Otan soucieux de ménager la Russie. "L'Otan garantit la paix, la stabilité et l'équilibre. L'élargissement est important. Mais la notion d'équilibre doit aussi être une priorité", a-t-il déclaré. "Tout ce que nous faisons est très sensible", a-t-il souligné, ajoutant : "Il y a un nouveau président en Russie (Dmitri Medvedev) et il faut redémarrer sur un nouveau pied". La volonté des régimes pro-occidentaux de ces deux ex-républiques soviétiques de rejoindre l'Otan est vue d'un très mauvais oeil par Moscou, qui considère l'avancée de l'Alliance atlantique vers ses frontières comme une menace. Un certain nombre de pays de l'Otan jugent qu'avec les différends avec Moscou sur le Kosovo et la défense antimissile, il est inutile d'aggraver la tension en précipitant un rapprochement militaire avec l'Ukraine et la Géorgie. Les divisions politiques en Ukraine au sujet de l'Otan notamment, et la manière peu démocratique aux yeux des Occidentaux dont le gouvernement géorgien a traité son opposition en décembre 2007, n'ont fait que renforcer l'attentisme des alliés, a expliqué en substance un diplomate. Par Pascal MALLET |
| jeudi 14 décembre 2006, 15h39
Otan: Serbie, Bosnie-Herzégovine et Monténégro, "partenaires pour la paix" Par Pascal MALLET BRUXELLES (AFP) - L'Otan a accueilli jeudi un ancien ennemi, la Serbie, et deux autres pays nés de la dislocation de la Yougoslavie, la Bosnie-Herzégovine et le Monténégro, dans son "Partenariat pour la paix", un programme de dialogue qui ne garantit pas une future adhésion. "Notre entrée dans la famille du Partenariat pour la Paix n'est que la première étape d'un processus qui culminera avec l'intégration complète de la région dans l'Alliance", a cependant assuré le président serbe, Boris Tadic, lors de la cérémonie de signature au siège de l'Otan, selon le texte de son allocution vu par l'AFP. Fin novembre, à Riga, le sommet de l'Otan a convié les trois pays balkaniques à adhérer au Partenariat pour la paix (PPP), qui constitue le premier niveau de dialogue institutionnel avec l'Alliance atlantique mais pas une garantie d'adhésion à celle-ci. Ces pays pourront siéger désormais au Conseil de partenariat euroatlantique (CPEA), qui passera ainsi de 46 à 49 pays membres, les 26 alliés et leurs 23 partenaires. "La décision de nous inviter est d'une grande importance historique, non seulement pour mon pays et notre région mais, je le crois, pour tous les pays représentés dans cette pièce", a souligné M. Tadic devant les ambassadeurs des 26 Etats membres. Il y a 11 ans, l'Otan est intervenue en Bosnie contre les protégés serbes bosniaques de Belgrade, puis, il y a 7 ans, elle est entrée en guerre contre la Serbie pour mettre un terme à la répression au Kosovo, province serbe à majorité albanaise. Le président monténégrin, Filip Vujanovic, a simplement évoqué l'ambition de son pays de devenir membre de l'Otan et de l'UE. En revanche, les deux autres chefs d'Etat ont abordé sans détour les suites de ces deux conflits, selon les textes de leurs interventions diffusés à la presse. M. Tadic a répété la position de la Serbie sur la possibilité de trouver un "compromis" qui ne donne pas l'indépendance au Kosovo, administré depuis 1999 par l'ONU et à propos duquel le médiateur des Nations unies, Martti Ahtisaari, devrait présenter début 2007 des recommandations pour un futur statut définitif. Le président serbe a toutefois affirmé que "quelle que soit l'issue, la Serbie continuerait à rester attachée à préserver la paix dans la région". Devant la presse, il a encore dit : "Nous défendons nos intérêts. Nous défendons nos frontières. Mais à la manière européenne, par le biais de négociations" et "non par la guerre". Sur une autre question sensible, la Serbie et la Bosnie ont promis une fois de plus de livrer les criminels de guerre recherchés par le Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie, dont le procureur, Carla Del Ponte, avait mal accueilli la décision des alliés d'inviter les deux pays rejoindre le "Partenariat pour la paix". Elle juge "insuffisante" la coopération de la Bosnie et de la Serbie dans la traque des criminels de guerre, dont les plus importants, les ex-chefs politique et militaire serbes bosniaques Radovan Karadzic et Ratko Mladic, sont en fuite. "C'est un impératif moral que tous ceux qui fuient la justice, Ratko Mladic en particulier, soient localisés, arrêtés et extradés vers La Haye", a déclaré M. Tadic. Si M. Mladic est réputé se cacher en Serbie, M. Karadzic, lui, pourrait se terrer quelque part dans la partie serbe de la Bosnie. Le président serbe bosniaque, représentant la présidence tripartite de la Bosnie, Nebojsa Radmanovic, a répondu à ce sujet qu'"il n'y a personne en Bosnie qui ne soit prêt à coopérer avec le TPIY". "Non seulement la présidence de la Bosnie-Herzégovine y est résolue, mais aussi le peuple de Bosnie-Herzégovine". Devant la presse, le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer, a souligné que "l'admission au PPP ne signifiait pas que les conditions posées par TPI soient oubliées". Il a redit que, dans ce domaine, "la pleine coopération" de la Serbie était "absolument nécessaire".
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| vendredi 22 septembre 2006, 15h36
La KFOR renforce sa présence au Kosovo PRISTINA (AP) - La KFOR, la force de l'OTAN au Kosovo, a annoncé vendredi avoir accru sa présence dans toute la province séparatiste de Serbie à la suite des récentes attaques à la bombe qui ont accru les tensions, à l'heure où les pourparlers sur l'avenir de la province entrent dans leur phase finale. "C'est plus une démonstration de force. Nous ne voulons pas d'autres attentats à la bombe", a expliqué le lieutenant-colonel Walter-Hubert Schmidt, porte-parole de la KFOR, qui compte 16.000 hommes dans la province albanophone sous administration onusienne depuis 1999 et l'intervention militaire de l'OTAN contre la répression par Belgrade du Kosovo séparatiste. Les patrouilles ont notamment été multipliées alors que la police kosovare annonçait pour sa part avoir arrêté sept personnes dans le cadre de l'enquête sur les émeutes anti-Serbes qui avaient fait 19 morts dans la province en mars 2004, jetant des milliers de personnes sur les routes et endommagé nombre de maisons serbes et églises et monastères orthodoxes. A l'heure où le Kosovo entame la phase finale des pourparlers sous égide onusienne, une explosion qui a blessé quatre Serbes, minoritaires dans la province, et trois autres attaques qui ont endommagé des véhicules au cours de la semaine écoulée ont réveillé les tensions interethniques. La police a également promis la réouverture, sous sécurité renforcée, du pont sur la rivière Ibar à Kosovska Mitrovica (45 km au nord de la capitale Pristina), ville ethniquement divisée depuis la guerre du Kosovo. Le pont avait été fermé en août, suite à une attaque qui avait fait neuf blessés, sept Serbes, un policier britanniques et une Néerlandaise enceinte. Mercredi, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, les représentants des six pays du Groupe de Contact (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Allemagne, France, Italie, Russie) se sont rencontrés et ont demandé à Maarti Ahtisaari, l'émissaire spécial de l'ONU pour le Kosovo, de "préparer une proposition globale de règlement" définitif pour le Kosovo. Belgrade accepte d'accorder une plus grande autonomie mais les séparatistes kosovars veulent l'indépendance. L'ancien président finlandais doit rendre compte au Conseil de sécurité vendredi. AP
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| mercredi 7 avril
2004, 16h35
La France devra se
montrer "extrêmement vigilante" à la tête de la Kfor, estime
Alliot-Marie
PARIS (AP) - Après les affrontements meurtriers qui se ont récemment
eu lieu au Kosovo, la ministre française de la Défense, Michèle
Alliot-Marie, a estimé mercredi que la France devrait se montrer
"extrêmement vigilante" sur le plan militaire lorsqu'elle
prendra la tête de la force multinationale de l'OTAN, la Kfor, en
septembre prochain. Ces événements ont "créé une véritable rupture dans la
perspective de sortie de crise" et ont "ranimé la défiance
entre les communautés", a-t-elle constaté lors des questions au
gouvernement à l'Assemblée nationale. "La situation reste extrêmement
tendue". Or, "c'est dans ces circonstances extrêmement préoccupantes que
la France va prendre au mois de septembre le commandement de la Kfor",
a-t-elle souligné, jugeant la situation d'autant plus "inquiétante"
que des élections auront lieu le 23 octobre. "Nous devons donc être
extrêmement vigilants sur le plan militaire", a-t-elle plaidé. Parallèlement à l'action militaire, Michèle Alliot-Marie a souligné
la nécessité d'une "action diplomatique de la communauté
internationale et de la France". Elle a jugé
"indispensable" en particulier que le processus devant aboutir
au statut final de cette province serbe -actuellement sous administration
des Nations unies- soit engagé "sans délai et de façon très déterminée". La ministre de la Défense a également jugé "essentiel"
qu'une "pression très forte" soit exercée sur "les extrémistes
de tous bords". Enfin, elle a plaidé pour qu'"un effort soit
fait pour développer économiquement ce pays". "Si les jeunes
n'étaient pas à 80% chômeurs, ils ne seraient sans doute pas si
facilement manipulables par les groupes extrémistes", a-t-elle fait
valoir. "La sécurité et la stabilité des Balkans sont essentielles pour
la stabilité de l'Europe et la France y prendra toute sa part",
a-t-elle conclu. AP |
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Le lundi 03 avril 2006 Bosnie: l'OTAN lance un fonds pour la démobilisation de 11 000 militaires Agence France-Presse - Bruxelles L'OTAN a annoncé lundi à Bruxelles le lancement d'un
fonds pour financer la réintégration dans la vie civile d'environ 11 000
soldats bosniaques actuellement en cours de démobilisation. |
| mercredi 15 décembre
2004
Serbie-Monténégro
contre OTAN: la CIJ refuse d'examiner les plaintes
LA HAYE (AFP et CI.J.) - La Cour internationale de justice (CIJ), principal
organe judiciaire des Nations unies, s'est déclarée incompétente
mercredi pour examiner les plaintes pour génocide de la Serbie-Monténégro
contre huit Etats de l'Otan pour les bombardements du Kosovo (mars à juin
1999). Ces huit décisions, qui devraient avoir un impact sur les plaintes déposées
contre Belgrade par la Croatie et la Bosnie, ne sont pas susceptibles
d'appel.
La CIJ, qui ne se prononçait pas sur le fond de l'affaire, a en
substance accepté les arguments des huit pays: la Belgique, la France, le
Canada, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal et la
Grande-Bretagne.
Bien que les décisions aient été prises à l'unanimité, sept juges
ont publié une déclaration commune dans laquelle ils expliquent les
avoir soutenues car ils en approuvent la conclusion, tout en en contestant
les motifs.
Le représentant de Belgrade, Tibor Varady, a souligné que la conséquence
de ces arrêts était que, si la Serbie-Monténégro n'est pas considérée
comme le successeur de la République fédérale de yougoslavie à l'ONU,
"il n'y a pas de juridiction contre la Yougoslavie (Ndlr: dans le cas
des plaintes de la Bosnie et de la Croatie) comme il n'y a pas de
juridiction pour la Yougoslavie contre l'OTAN".
"C'est une modification fondamentale en terme de procédure",
a-t-il déclaré.
A Bruxelles, l'OTAN a indiqué ne "pas avoir pour habitude de
commenter des décisions de justice". "Nous pensons fermement
que la campagne menée au Kosovo avait une base légale suffisante et
qu'elle s'est déroulée dans le respect de la Charte de l'Onu", a
toutefois indiqué un responsable de l'Otan, qui s'exprimait sous couvert
de l'anonymat.
La CIJ a répondu aux objections préliminaires formulées en juillet
2000 par ces huit membres de l'OTAN.
La République fédérale de Yougoslavie (RFY), devenue Serbie-Monténégro,
a déposé sa plainte en avril 1999, lors de la campagne de bombardements
aériens meurtriers des forces de l'OTAN au Kosovo.
Belgrade a accusé les pays de l'OTAN de viol de sa souveraineté et de
rupture de leurs obligations internationales. La Belgique, la France, le
Canada, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal et la
Grande-Bretagne étaient également accusés d'avoir délibérément créé
les conditions "destinées à provoquer la destruction physique d'un
groupe ethnique", en d'autres termes un génocide.
Les plaintes contre deux autres membres de l'OTAN, l'Espagne et les
Etats-Unis, ont été rejetées en 1999 pour des questions juridiques.
Depuis sa création en 1946, la CIJ a rendu une centaine d'arrêts et
de jugements. Ceux-ci sont juridiquement contraignants, mais elle n'a
aucun moyen pour les faire appliquer.
La campagne de bombardement de l'OTAN, qui n'avait pas le feu vert du
Conseil de sécurité de l'ONU, avait été lancée pour protéger la
population albanaise du Kosovo, majoritaire, des attaques des troupes
serbes fidèles au président yougoslave de l'époque, Slobodan Milosevic.
Celui-ci est aujourd'hui le plus célèbre accusé du Tribunal pénal
international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie, qui est également à La Haye.
Selon l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights
Watch, quelque 500 civils ont été tués par ces bombardements entre mars
et juin 1999. En tout, le conflit du Kosovo a fait environ 10.000 morts.
Selon la CIJ, "le 29 avril 1999, la République fédérale
de Yougoslavie (devenue à compter du 4 février 2003 la «Serbie-et-Monténégro»)
avait saisi la Cour internationale de Justice, reprochant aux Etats qui
avaient participé, dans le cadre de l'OTAN, au bombardement de la Serbie,
d'avoir violé leurs obligations internationales, notamment en employant
la force contre un autre Etat et en « s'immisçant dans ses affaires intérieures
».
La Serbie avait donc déposé des demandes similaires contre
l'Allemagne, la Belgique, le Canada, l'Espagne, les Etats-Unis d'Amérique,
la France, l'Italie, les Pays-Bas et le Portugal.
Les cas dans lesquels on peut saisir la CIJ sont soumis à des
exigences strictes quant aux Etats ou d'entité qui peuvent la saisir, et
quant aux conditions de forme et de fond. Ainsi, les Etats qui peuvent la
saisir de façon permanente sont les Etats constitués et reconnus,
Membres de l'ONU, ou qui sont parties à son Statut et qui ont accepté sa
juridiction.
Or, pour justifier son droit à saisir la Cour, la Serbie-et-Monténégro
invoquait le Statut de la Cour et la convention de l'ONU sur le génocide.
La CIJ a estimé que la Serbie-et-Monténégro, en tant qu'Etat succédant
à l'ex-République fédérale de Yougoslavie, n'avait le statut de Membre
de l'Organisation des Nations Unies que depuis le 1er novembre 2000. Elle
n'était donc pas membre de l'ONU à la date des faits reprochés à
l'OTAN, ni au moment où elle a déposé sa requête.
Cette seule condition non remplie a suffit à la CIJ pour déterminer
qu'elle ne pouvait pas entendre les réclamations au fond présentées par
la Serbie-et-Monténégro.
La Cour rappelle d'ailleurs « que, qu'elle ait ou non compétence pour
connaître d'un différend, 'les parties demeurent en tout état de cause
responsables des actes portant atteinte aux droits d'autres Etats qui leur
seraient imputables' ». |
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| jeudi 18 mars 2004,
14h40
Poursuite des violences
au Kosovo, l'Otan envoie des renforts
PRISTINA (AFP) - L'Otan a dépêché jeudi des renforts au Kosovo pour
tenter de rétablir le calme dans la province, en proie à un regain de
violences inter-ethniques qui ont fait 22 morts et 500 blessés. Les heurts entre Serbes et Albanais avaient éclaté mercredi d'abord
à Kosovska Mitrovica, dans le nord, et à Caglavica, avant de s'étendre
à la quasi-totalité des localités serbes du Kosovo, dans lesquelles des
foules d'Albanais se sont attaqués aux Serbes.
Les violences ont été déclenchées par une information, non confirmée,
selon laquelle deux ou trois enfants albanais seraient morts noyés à
Kosovska Mitrovica, après avoir été poussés par des Serbes dans la
rivière Ibar qui sépare la ville en deux parties, l'une majoritairement
albanaise au sud, l'autre serbe au nord.
Un couvre-feu a été instauré sur la ville.
Dans la nuit, la Force de l'Otan (Kfor), chargée de la sécurité au
Kosovo depuis juin 1999, et la police de l'Onu avaient évacué les Serbes
vivant à Pristina et ses environs vers des localités plus sûres.
A Urosevac (est), les soldats de la Kfor ont dû faire face à
plusieurs centaines de manifestants hostiles avant de réussir à extraire
une Serbe âgée de son appartement, qui a ensuite été incendié par la
foule.
Le commandant de la Kfor, le général allemand Holger Kammerhoff, a
donné jeudi son feu vert à l'utilisation de la force, afin
d'"assurer la sécurité de nos soldats, protéger les gens innocents
et rétablir la liberté de mouvement pour tous au Kosovo".
La Kfor, qui a fermé l'aéroport international de Pristina sous son
contrôle, a également annoncé que les "frontières" avaient
été fermées à tout trafic.
Selon l'Onu, les violences de mercredi, les plus meurtrières et les
plus étendues depuis la fin en juin 1999 de la guerre au Kosovo, ont fait
22 morts et 500 blessés dont 61 policiers et 11 soldats de la KFOR.
Le porte-parole de l'Onu Malcolm Ashby a estimé que ce bilan pourrait
s'alourdir au fur et à mesure que la police reprend le contrôle des
localités serbes, menacées par des foules d'Albanais.
"Malheureusement nous nous attendons au pire dans certains
endroits sur la base des informations dont nous disposons
actuellement", a déclaré M. Ashby.
Devant la dégradation de la situation, l'Otan, qui compte 17.000
soldats au Kosovo, a envoyé des renforts sur Pristina. Une centaine de
militaires américains de la Force de stabilisation de l'Otan en Bosnie (Sfor)
faisaient route jeudi pour le Kosovo. Ils devaient être suivis rapidement
par environ 70 carabinier italiens, également déployés en Bosnie.
La Grande-Bretagne, déjà engagée au Kosovo, a annoncé qu'elle
allait y envoyer 750 militaires supplémentaires qui pourraient, théoriquement,
être déployés dans un délai de quatre jours.
A Belgrade, le ministère serbe de l'Intérieur a annoncé que la
police avait élevé son niveau d'alerte au maximum à la frontière
administrative avec le Kosovo afin de prévenir un "transfert du
terrorisme albanais vers d'autres régions de la Serbie".
Le ministre serbe et monténégrin des Droits de l'Homme Rasim Ljajic a
mis en cause la responsabilité de la communauté internationale qui
"exerce la plus grande partie du pouvoir au Kosovo".
"Les événements (de mercredi) ont clairement montré que les
Albanais veulent non seulement un Kosovo indépendant mais un Kosovo
ethniquement pur et que la communauté internationale doit changer sa
politique en ce qui concerne le statut final de la province", a-t-il
estimé.
Environ 200.000 Serbes avaient quitté le Kosovo en 1999 après le
retrait des forces de Belgrade. Depuis lors, des centaines de Serbes et
autres non-Albanais ont été tués ou sont portés disparus.
Quelques centaines de Serbes seulement sont retournés chez eux au
Kosovo, et ceux qui sont restés dans la province --actuellement 80.000
face à 1,8 million d'Albanais-- demeurent pour la plupart confinés dans
des enclaves protégées militairement.
Réagissant aux événements au Kosovo, des milliers de Serbes sont
descendus dans les rues pour manifester depuis mercredi. Les mosquées de
Nis (sud) et Belgrade ont été incendiées mercredi. Jeudi, la police a
dispersé une manifestation à Belgrade, tandis qu'à Nis, environ 5.000
personnes défilaient aux cris de "Allons au Kosovo" et "Égorgeons
les Albanais pour qu'ils n'existent plus".
La Russie a demandé jeudi une réunion d'urgence du Conseil de sécurité
de l'ONU sur la situation au Kosovo. |
Audiences à la CIJ sur
la requête de l'ex-Etat yougoslave regardant les bombardements de l'OTAN
de 1999
Le 29 avril 1999, la Serbie Monténégro a déposé des requêtes introductives d'instance contre la Belgique, le Canada, la France, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, l'Espagne, le Royaume-Uni et les Etats-Unis d'Amérique «pour violation de l'obligation de ne pas recourir à l'emploi de la force», indique la CIJ dans un communiqué publié hier. Dans ces requêtes, la Serbie et Monténégro soutenait que ces Etats avaient violé leurs obligations internationales de ne pas recourir à l'emploi de la force contre un autre Etat, (…) de ne pas s'immiscer dans ses affaires intérieures et de ne pas porter atteinte à sa souveraineté. La Serbie et Monténégro demandait entre autres à la Cour de dire et juger que ces Etats portaient la responsabilité de cette violation et qu'ils devaient réparation pour les préjudices causés. La Cour rappelle qu'à la suite des « exceptions préliminaires d'incompétence et d'irrecevabilité » soulevées le 5 juillet 2000 par la Belgique, le Canada, la France, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal et le Royaume-Uni, les huit procédures sur le fond avaient été suspendues en application de l'article 79 du Règlement de la Cour et que l'objet des audiences qui se tiendront du 19 au 23 avril prochain est donc d'entendre les exposés oraux des Parties sur ces exceptions préliminaires. |
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Le mardi 24 février 2004 OTAN : Le parlement slovène ratifie le traité d'adhésion Agence France-Presse - Ljubljana Le parlement slovène a ratifié le traité d'accession
à l'OTAN, dernière étape avant son entrée dans l'Alliance atlantique
avec six autres ex-pays communistes le 2 avril.«Nous entrons dans une
alliance de pays démocratiques et développés ayant fondé le plus
efficace des systèmes communs de défense», a déclaré le premier
ministre Anton Rop avant le vote du parlement. |
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Le vendredi 28 novembre 2003 L'ONU et l'OTAN renforcent les mesures de sécurité au Kosovo Agence France-Presse - Pristina, Serbie-Monténégro La mission des Nations unies (MINUK) au Kosovo et la Force de l'OTAN (KFOR) qui y est déployée ont renforcé les mesures de sécurité dans la province après avoir été alertées jeudi par New York que des menaces non identifiables pesaient sur elles. «Les mesures prises jeudi sont toujours en vigueur et
le resteront jusqu'au début de la semaine prochaine», a déclaré à
l'AFP le porte-parole de la police de l'ONU au Kosovo, Mme Angéla Joseph. |
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Le vendredi 03 octobre 2003 Un général allemand à la tête de l'OTAN au Kosovo Agence France-Presse - Pristina, Serbie-Monténégro Le général allemand Holger Kammerhoff a pris vendredi le commandement de la Force multinationale de l'OTAN au Kosovo (KFOR) en remplacement du général italien Fabio Mini. Kammerhoff, 59 ans, est le huitième commandant de la
KFOR et le deuxième Allemand à la tête de cette Force de 21 000 hommes.
Il sera en poste pour une période d'un an. |
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La KFOR au Kosovo 15 juin 1999 78 jours d'une offensive aérienne particulièrement violente ont permis d'obtenir ce que les négociations de Rambouillet avaient en vain approché: le retrait des forces militaires et paramilitaires serbes du Kosovo et leur remplacement par une force d'interposition et de maintien de la paix internationale, la KFOR (Kosovo Force). Par rapport à février dernier, celle-ci s'est toutefois élargie, passant de 26'000 militaires à un objectif avoué de 50'000, essentiellement fournis par les pays membres de l'OTAN. Mais sa mission, dans les décombres fumantes, les antagonismes viscéraux et les champs de mines, s'est parallèlement complexifiée. La KFOR entre en force au Kosovo Même si ses conséquences ne pourront être précisément mesurées qu'avec les années, l'opération Allied Force a donc permis d'amener à résipiscence le régime de Slobodan Milosevic et d'imposer la paix dans un Kosovo mis à feu et à sang depuis février 1998. Cette capitulation a entraîné l'entrée en lice de la KFOR, qui restait en attente depuis le début de l'année en Albanie et en Macédoine: le samedi 12 juin aux alentours de 0530, les avant-gardes des détachements britannique, français et allemand pénétraient au Kosovo, suivis de colonnes américaines et italiennes. Lundi soir 14 juin, plus de 14'300 militaires de l'OTAN avaient ainsi passé la frontière, un nombre sensiblement équivalent de soldats serbes ayant dans le même temps quitté la province pour retourner en Serbie, alors que quelque 200 parachutistes russes restaient symboliquement en position sur l'aéroport de Pristina. Le chassé-croisé s'est produit sans anicroche dans la plupart des cas, les alliés faisant preuve de fermeté et mettant en avant leurs moyens lourds - chars de combat Leopard, Challenger ou Abrams, chars de grenadiers Marder, Warrior et Bradley notamment -, appuyés par des dizaines d'hélicoptères. Plusieurs incidents se sont en revanche produits entre militaires et civils serbes et population albanaise, illustrant la difficulté de la mission. Une mission en huit éléments Cette mission d'interposition et de maintien de la paix correspond à la résolution votée le 10 juin par le Conseil de sécurité des Nations-unies. Préparée par le G8, cette résolution articule la mission de la KFOR en huit responsabilités: dissuader une reprise des hostilités, maintenir et, si nécessaire, imposer un cessez-le-feu, s'assurer du retrait et empêcher le retour au Kosovo de forces militaires, de police et paramilitaires; démilitariser l'Armée de libération du Kosovo (UÇK) et d'autres groupes albanais du Kosovo; établir un environnement sûr dans lequel les réfugiés et personnes déplacées puissent retourner chez eux en sécurité, la présence civile internationale puisse fonctionner, une administration provisoire puisse être établie et l'aide humanitaire acheminée; garantir la sécurité et l'ordre publics jusqu'à ce que la présence civile internationale puisse assumer cette tâche; surveiller les opérations de déminage jusqu'à ce que la présence civile internationale puisse assumer cette tâche; soutenir, lorsque cela est requis, le travail de la présence civile internationale et se coordonner étroitement avec elle; surveiller les frontières si nécessaire; assurer sa propre protection et liberté de mouvement, ainsi que celles de la présence civile internationale et d'autres organisations internationales. Un accord militaire technique difficile Les détails purement techniques, qui ont précédé cette résolution, ont cependant exigé plusieurs jours de palabres, sous une tente militaire à Kumanovo en Macédoine, avant d'être réglés. C'est ainsi que l'acceptation du plan de paix par Slobodan Milosevic et le parlement serbe, le 3 juin, n'a été suivie que 6 jours plus tard par un accord militaire entre officiers généraux alliés et yougoslaves. Les principaux points de cet accord technique sont les suivants: Retrait des forces terrestres yougoslaves et entrée synchronisée de la KFOR: Belgrade s'engage à un retrait par étapes de "toutes (ses) forces (terrestres) du Kosovo vers des localités en Serbie"... En se retirant, les forces yougoslaves "dégageront toutes les voies de communication en enlevant toutes les mines" et autres obstacles. "L'entrée et le déploiement des forces internationales de sécurité (KFOR) au Kosovo seront synchronisées". Suspension des frappes de l'OTAN: Les "frappes aériennes de l'OTAN seront suspendues" s'il est vérifié que les forces yougoslaves situées dans la zone "trois" (dans le nord de la province) ont évacué cette zone, par des routes précises, dans les 24 heures suivant la signature de l'accord. "La suspension (des frappes) se poursuivra à condition que les clauses de cet accord soient totalement appliquées et à condition que le Conseil de sécurité des Nations Unies adopte une résolution" sur le déploiement de la KFOR très rapidement pour éviter "un vide en matière de sécurité". Evacuation totale des forces terrestres yougoslaves du Kosovo en 11 jours: Onze jours après la signature de l'accord, "toutes les forces (terrestres) yougoslaves devront avoir achevé leur retrait du Kosovo" et s'être repliées 5 kilomètres au-delà de la limite de la province. Auparavant, toutes les forces de Belgrade devront avoir évacué la zone "un" (sud) en six jours et la zone "deux" (centre) en neuf jours. Arrêt des frappes de l'OTAN: La campagne aérienne sera définitivement terminée avec "le retrait complet des forces yougoslaves". Retrait des forces aériennes et de la défense antiaérienne en trois jours: Trois jours après l'accord, tous les appareils yougoslaves, ainsi que les radars, l'intégralité des missiles sol-air et de l'artillerie antiaérienne au Kosovo, devront avoir été repliés vers la Serbie dans une zone située à 25 km au delà des limites de la province. Déploiement de la KFOR: "La KFOR se déploiera et opérera sans obstacle au Kosovo et disposera de l'autorité de prendre toutes les mesures nécessaires pour établir et maintenir un environnement de sécurité pour tous les citoyens du Kosovo". Définition des forces serbes: Tous les personnels de la république fédérale de Yougoslavie ayant une capacité militaire, y compris les troupes de l'armée régulière, les groupes civils armés, les associations paramilitaires, l'armée de l'air, la garde nationale, la police des frontières, les militaires de réserve, la police militaire, les services de renseignement ainsi que les personnels du ministère de l'Intérieur, les forces anti-émeute et tout autre groupe qui sera désigné par le commandant de la KFOR. KFOR: objectif 50'000 hommes Lors de la signature de l'accord technique, la KFOR disposait d'environ 20'000 hommes pouvant être déployés à bref délai, en Macédoine, en Albanie ainsi que sur les navires appartenant au corps américain des Marines. L'objectif de la force internationale consiste toutefois à atteindre le total de 50'000 hommes, en s'appuyant bien entendu sur les contingents fournis par les membres de l'OTAN, mais en faisant également appel à des pays prêts à jouer le rôle de partenaire sous un commandement unitaire. La Suisse a d'ailleurs été approchée dans cette perspective, sans encore donner de réponse. Les contingents pour l'heure annoncés comme étant attribués à la KFOR s'articulent ainsi: Membres de l'OTAN: Grande-Bretagne 12'000 hommes, Allemagne 8500, Etats-Unis 7000, France 7000, Italie 5000, Pays-Bas 2050, Canada 1300, Espagne 1200, Norvège 1200, Belgique 1100, Grèce 1000, Turquie 1000, Danemark 850, Pologne 800, Hongrie 350, Portugal 290, République tchèque 150. Pays partenaires: Ukraine 1300 hommes, Finlande 800, Suède 800, Autriche 450, Roumanie 250, Bulgarie plusieurs dizaines, Lituanie 30 hommes, Slovaquie, Slovénie, Estonie, Lettonie et Macédoine (qui aura un rôle d'observateur et servira de base arrière à la KFOR). Autres: La Russie pourrait fournir de 2000 à 10'000 hommes, selon des modalités qui sont en cours de négociations avec l'OTAN. Durée de l'engagement: "open ended" Naturellement, nombre d'incertitudes pèsent sur le devenir de la KFOR. C'est ainsi qu'une majorité d'analystes parlent d'une mission "open ended", c'est-à-dire sans terme fixé; on tire en cela les enseignements de l'IFOR en Bosnie, qui en 1995 voyait 60'000 hommes être en principe engagés pour 18 mois au maximum, alors qu'à mi-1999 la SFOR est toujours en place avec 30'000 militaires. L'exode actuel des Serbes du Kosovo et le retour annoncé des réfugiés kosovars albanais semblent pourtant dans une large mesure rendre une solution négociée comme seule à même d'apaiser les antagonismes respectifs. (Source : site de l'OTAN) |
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Sites intéressants : http://www.operationspaix.net/-KFOR- : Université de Montréal http://www.nato.int/kfor/ Site officiel de l'Otan Voir aussi la page relative au Kosovo
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